Hypn – Expression de besoin

Envoyé par le 17 Nov 2020

This entry is part 4 of 6 in the series Hypn

GROUPE 4: HYPN

BOUTHET Elodie – LEBORGNE Roméo – SAMMARI Akram

Expression de besoin

Présentation synthétique du projet

Contexte

53 % des enfants ont un smartphone personnel avant l’âge de 11 ans, alors qu’ils n’étaient que 33 % en 2015 [1]. À 12 ans, ce chiffre atteint même 69 %. Ces chiffres montrent la progression fulgurante de l’utilisation des smartphones auprès des plus jeunes. Ces jeunes adolescents sont dans une période sensible, où tous les interdits peuvent devenir attirants, jusqu’à être addictifs. Le smartphone peut en être le parfait exemple.

Bien qu’auprès des jeunes l’introduction aux objets technologiques est importante dans un monde de plus en plus connecté, elle se doit d’être contrôlée afin de les accompagner au mieux, et ainsi les empêcher d’en subir les possibles dérives.

La sur-utilisation des smartphones peut causer divers problèmes, tels que des problèmes d’insomnies causés entre autres par les écrans bleus des smartphones. Ils peuvent aussi être source de distraction pour ses études, ou encore l’empêcher d’entretenir son corps, voire le dégrader [2]. En effet, les problèmes de vision sont fréquents dans les nouvelles générations, du fait d’une sur-exposition à la lumière bleue des écrans. Il est toutefois bien établi que la lumière bleue est potentiellement plus toxique chez les enfants que chez les adultes. En effet, le cristallin laisse passer 90 à 80 % de la lumière bleue. Ce n’est qu’ensuite, avec l’âge, que le cristallin en vieillissant absorbe mieux cette lumière bleue [3].

 

À cet âge [6-12 ans] […] il faut donc éduquer à une pratique modérée et autorégulée, au service du développement cognitif, en préservant l’équilibre et la santé des enfants (repos des yeux, sommeil, sport, etc.).” [4]

 

Les parents, de plus en plus conscients de cette situation, et inquiets des conséquences que pourraient engendrer la sur-utilisation du smartphone, cherchent des solutions pour empêcher leurs enfants d’en être victime.

 

Problématique

Comment empêcher les enfants de devenir dépendants à la sur-utilisation du smartphone ?

 

Présentation de la solution

Synergie entre matériel et numérique

Notre solution allie un objet physique, la borne de recharge, et une application mobile présente sur le portable de l’enfant. C’est en combinant les deux qu’on obtient le résultat escompté, c’est-à-dire une habitude dès l’enfance à utiliser son smartphone de façon restreinte (notamment le soir), et à s’en séparer physiquement. Ces deux aspects permettront à l’enfant de développer une utilisation saine du smartphone en autonomie, sans créer de tension avec ses parents.

 

Borne physique

La borne serait une boîte en bois, esthétique et design pour qu’elle ne fasse pas tâche dans n’importe quel environnement et décoration.

La borne serait composée d’un tag NFC, d’un système de recharge sans fil de la batterie et/ou de prises USB, et d’un affichage LED.

L’identité du tag NFC serait enregistrée dans l’application afin qu’il puisse détecter le contact de la borne et du portable.

Le système de recharge est une fonctionnalité supplémentaire de la borne, qui permettrait aux utilisateurs de recharger leur portable en même temps que de remettre du temps d’utilisation.

Enfin l’afficheur LED permettrait de rendre visible le temps d’utilisation restant des portables posées sur la borne.

 

Fonctionnalités de l’application

La fonctionnalité principale de l’application serait bien-sûr sa capacité à bloquer toutes ou partie des fonctionnalités du smartphone. Il sera en effet possible de sélectionner les applications dont l’application Hypn bloquera la fonction.

L’enfant pourra également consulter le temps d’utilisation qu’il lui reste grâce au minuteur affiché sur la page d’accueil de l’application.

Les parents auront accès aux paramètres de l’application directement depuis l’application présente sur le portable de leur enfant. Ces paramètres seront protégés par un code secret afin d’assurer que l’enfant ne puisse pas les changer seul.

Lors de la configuration de l’application, elle enregistrera grâce à un premier contact l’identité du tag NFC présent sur la borne. À chaque nouveau contact avec la borne, le minuteur interne se remplira.

 

 

Use case typiques de la solution

Use case enfant 1

Nicolas, 12 ans, rentre du collège à 18h30. Il se met sur son lit et regarde la dernière vidéo de Mcfly et Carlito. Oh zut ! Cela fait déjà 30 minutes. Son téléphone se bloque. Nicolas le pose sur la borne et commence ses devoirs. Au bout d’une heure, son temps d’utilisation est rechargé de 30 minutes. Il peut regarder les autres vidéos de ses youtubers préférés.

 

Use case enfant 2

Il est passé 21h. Les parents de Julie, 11 ans, ont décidé qu’à partir de cette heure-ci, il ne fallait pas qu’elle passe trop de temps sur son téléphone. Julie peut encore filmer sa dernière chorégraphie sur sa chanson préférée pour la mettre sur TikTok mais ne peut plus recharger son téléphone sur la borne. Mince ! Ça y est, Julie a épuisé son temps d’utilisation. Elle prend donc son livre et lit avant d’aller dormir. Le lendemain matin, son téléphone est débloqué avant d’aller en cours. Elle peut montrer dans la cour de récréation sa dernière création à ses copines.

 

Use case parent

Nathalie et Maxime trouvent que leur enfant Julien, 13 ans, passe encore trop de temps à jouer aux jeux vidéos sur son smartphone à la maison. Ils ont décidé d’instaurer plus de règles. Pour cela, ils ouvrent l’application sur le smartphone de leur fils et accèdent aux paramètres par leur code secret. Ils choisissent de diminuer le temps d’utilisation du téléphone à 20 minutes et laissent les 1h déjà définies pour recharger ces 20 minutes. Ils valident ces changements et redonnent à Julien son téléphone.

 

 

Bibliographie

[1]

J.-Y. Alric, « Les enfants ont accès aux smartphones de plus en plus tôt (et ce n’est pas sans risque) », Presse-citron, nov. 02, 2019. https://www.presse-citron.net/les-enfants-ont-acces-aux-smartphones-de-plus-en-plus-tot-et-ce-nest-pas-sans-risque/ (consulté le nov. 16, 2020).

[2]

M.Voisin, « L’enfant et les écrans : regard du pédiatre », Académie des Sciences et Lettres de Montpellier. https://www.ac-sciences-lettres-montpellier.fr/academie_edition/fichiers_conf/VOISIN-2016.pdf

 

[3]

Dr Oliver Laplace, «Pourquoi et comment protéger les yeux d’un enfant face à un écran», 16 janvier 2018.

https://www.lamutuellegenerale.fr/le-mag-sante/prevention/pourquoi-et-comment-proteger-les-yeux-des-enfants-face-un-ecran-u.html

[4]

J.-F. Bach, O. Houdé, et P. Léna, L’enfant et les écrans. Un Avis de l’Académie des sciences. Le Pommier, 2015.

 

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