CoOCPen : la solution au manque d’interactivité des cours particuliers à distance
Auteurs :
Bonnemains Sean, Herman Corentin, Benslimane Hazem
Contexte
Avec la crise sanitaire du Covid-19, les cours particuliers ont été bouleversés. Marché de près de 2 milliards d’euros en France, son activité a en effet été freinée fortement avec le confinement : 2/3 des cours particuliers prévus ont ainsi été annulés à la suite du premier confinement. Une enquête de terrain a permis de montrer que bien que les élèves et les professeurs soient favorables à la possibilité de dispenser des cours particuliers à distance – principalement pour des gains de temps de transport -, cela n’était que peu pratiqué car le niveau d’interaction n’était pas assez bon comparativement au niveau d’interaction des cours “en présence”. Ce constat, particulièrement fréquent lors de la dispense de cours scientifiques comme des cours de mathématiques, nous a amené à envisager la problématique suivante : Comment améliorer l’interactivité des cours particuliers en ligne dans le cadre de matières scientifiques ?
La solution
Après avoir consulté les différentes solutions existantes sur le marché, nous nous sommes rendu compte qu’il existait différentes technologies permettant de rendre les cours particuliers en ligne plus interactifs, mais toutes présentent des défauts importants, que ce soit côté prix – les dispositifs se chiffrent en centaines d’euros, ce qui empêche les élèves de s’en équiper – ou côté praticité – certains dispositifs ne sont pas intuitifs ou présentent une courbe d’apprentissage élevée -.
Notre solution se veut économique, adaptative et intuitive, afin de pouvoir servir au plus grand nombre. Elle comporte une bague où se trouve un capteur IMU qui se positionne sur le stylo ou le crayon de son choix. Les informations sur le mouvement fournies par le capteur sont transmises sur un ordinateur par une carte Arduino et un module Bluetooth. Après un traitement, ces données permettent de reconstituer les symboles effectués par les utilisateurs, qui sont affichés sur un document partagé par l’élève et le professeur, accessible via une application web. Cela permet de recréer des conditions d’interaction très proches de celles expérimentées lors d’un cours particulier “en présentiel”.
Le schéma ci-dessous récapitule le fonctionnement global de notre solution.
Pour le moment, notre premier prototype consiste en la partie stylo et traitement des données. Nous allons désormais décrire ce prototype : pour ce faire, nous verrons dans un premier temps la partie Hardware plus en détail, puis nous nous attarderons sur la partie Software.
Le Hardware en détail
Pour notre prototype, nous avons imprimer en 3D un support de bague pour le stylo, sur lequel nous positionnons le capteur IMU : une photo de ce support est présente ci-dessous.
Ce capteur IMU MPU-9250 est relié à une carte Arduino UNO. Cette dernière est alimentée par une pile et est connectée à un module de transmission Bluetooth HC-05 BT qui permet de transmettre par Bluetooth les données récoltées à l’ordinateur. Le montage est schématisé ci-dessous.
Le software en détail
Pour ce prototype, nous avons choisi de traiter les données selon la même logique que le traitement de la reconnaissance des caractères, aujourd’hui bien documentée et présentant des bases de données très complètes. Pour ce faire il nous faut obtenir les positions occupées par le stylo au cours du mouvement de manière très précise, afin de pouvoir recréer une image virtuelle de tracé de l’utilisateur. Cela nécessite un pré-traitement des données afin de limiter le bruit présents pour chaque mesure de capteurs. Une fois cette image obtenue, il faut alors entraîner un réseau de neurones de la même manière que pour le traitement d’images, afin de restituer les caractères comme souhaités. Le graphique ci-dessous décrit de manière détaillée le processus de traitement des données.
Pour notre prototype, nous avons développé un code qui permet d’effectuer toutes les étapes de ce traitement à l’exception du bloc “Conversion ASCII”. Le code de cette solution est disponible sur le repository GitHub suivant : https://github.com/sean-bnms/CoOCPen.git
Constats & Perspectives
En appliquant cette solution, nous avons pu reconstituer un trait vertical et un trait horizontal. Cependant, dès lors dès qu’il a s’agit de formes plus complexe, telle qu’un carré ou un cercle, l’image reconstituée n’était pas satisfaisante, ce qui s’explique notamment par les imprécisions des méthodes de double intégration de l’accélération notamment utilisées pour obtenir la position de la mine.
2 possibilités sont désormais possibles : soit améliorer la précision de ce processus de double intégration, soit se tourner vers une solution impliquant de l’apprentissage profond directement en sortie des capteurs par le biais d’un réseau de neurones. Nous pensons que cette deuxième option est la plus prometteuse. Nous avons donc commencé à entraîner un réseau de neurones sur la reconnaissance des chiffres 0, 1 et 2. L’idée est d’implémenter par la suite ce réseau entraîné directement sur une carte Arduino Nano 33 BLE, ce qui permettrait d’obtenir une réponse plus rapide sans passer par un appel à un API : nous estimons que cela permettrait une expérience utilisateur plus fluide. Pour le moment, cette solution n’a pas pu être assez poussée pour obtenir des résultats convaincants, faute de temps. Ci-dessous une photo du montage utilisé pour obtenir les premiers échantillons utilisés pour entraîner le réseau de neurones.
Le code de cette nouvelle solution est accessible sur le repository GitHub suivant : https://github.com/sean-bnms/CoOCPen.git
Une fois que cette phase de traitement sera réalisée et donnera satisfaction, d’autres défis technologiques sont à relever afin de compléter la solution. D’un point de vue Hardware, il faudrait à terme faire faire sur mesure une carte avec toutes les fonctionnalités intégrées et ajouter une batterie afin de gagner en autonomie et tout intégrer sur la bague. Il faudrait également choisir un serveur – il peut être créé avec une Raspberry Pi par exemple, ou être loué de manière plus classique – pour pouvoir héberger l’application web. D’un point de vue Software, il faudrait développer l’application web en intégrant les données de la bague. Tout au long de ces étapes, il faudrait également intégrer des tests utilisateurs afin de faire évoluer l’ergonomie de notre solution pour qu’elle puisse répondre au mieux aux besoins des clients.
Les mallettes du projet MERITE arrivent…!
Après 5 années de réflexion, développement, tests en classe, et production, les mallettes pédagogiques conçues dans le cadre du Projet MERITE sont presque prêtes à être mises à disposition des enseignants dans toute la France! 12 mallettes pédagogiques clé-en-main pour l’enseignant, dans des domaines variés pour participer à la promotion de la culture scientifique, technique et industrielle.
Le jeu des 12 mallettes seront empruntables dans des centres de ressources mais on aura également au Téléfab des mallettes « Objets Animés » et « Objets connectés » pour des prêts sur le Finistère!
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du Projet MERITE et pour celles qui ont été développées au Téléfab sur notre site également!
FLEM – Personas
Auteurs: François-Louis JAFFRY, Marwen BEN AYED, Elias DHOUIB
Pour ce projet, nous souhaitons proposer une application permettant de générer des emplois du temps selon les critères des salariés et d’attribuer un bureau. Chaque bureau est réservé au nom du salarié et chaque salarié peut à tout moment consulter un registre pour vérifier si l’un de ses collègues travaille ou non en présentiel. Ce registre se base à la fois sur les critères des employés entrés sur l’application (jours de présence) et aussi sur la validation de la présentation du salarié sur son bureau (validation faite par sa carte).
Grâce à notre étude terrain, nous avons pu décrire 3 personas pouvant être intéressés par notre solution. À noter que les prénoms, situations etc sont fictifs ainsi que les photos. Ceci nous permet seulement de rendre concrets les futurs utilisateurs.
Personas:
Avant la crise sanitaire, Jean pouvait organiser les espaces librement, sans contraintes liées à l’espace et aux normes sanitaires nouvellement en vigueur. Le télétravail s’étant fortement développé, Jean est confronté à des nouvelles contraintes organisationnelles. Son entreprise tend à la suppression de bureaux. Habitués à un espace de travail dédié les équipes peinent à s’organiser, revoir la disposition, la présence, les besoins de chaque employé demande du temps à Jean. Ainsi, il faut à la fois composer avec les normes sanitaires de distanciation sociales mais également les besoins du travail d’équipe et la mise à disposition d’espaces de réunions etc.
Jean a déjà fait appel à une application de réservation de bureau, assez peu efficace elle ne lui permettait pas une véritable organisation des espaces et des emplois du temps des employés. En effet, celle-ci ne lui permettait que d’organiser le jour même, mais ne lui donnait pas une visibilité sur la semaine ou le mois.
Avec une application et un dispositif sur chaque bureau, pourrait être intéressé par la solution proposée par FLEM.
Damien est toujours en communication avec les personnes de son équipe.
Cependant suite à la crise de la COVID-19 et aux nouvelles restrictions notamment avec la distance de 1 mètre entre chaque personne, certains membres de son équipe ont ainsi du occuper des bureaux présents dans d’autres étages loin du bureau de Damien, d’autres ont opté pour le télétravail.
Damien se retrouve confronté à un problème quotidien celui de savoir qui des membres de son équipe se trouve en télétravail, et qui de son équipe et présent physiquement dans les locaux et dans quel bureau se trouve t-il.
Damien a fait part de son problème au département informatique de son entreprise, cependant très occupé par la résilience informatique de l’entreprise en cas de nouvelle crise, Damien est resté sans réponse et est dans l’attente d’une solution à son problème.
Grâce au dispositif que FLEM met en place au niveau de chaque bureau, Damien sera avertit en temps et en heure de la présence ainsi que de la localisation de son équipe.
Avant la crise Covid-19, le travail de Laure consistait surtout à gérer les conflits entre employés, intégrer les nouvelles recrues, et organiser des sessions de Team-builiding. Les emplois du temps des employés étaient déjà définis et n‘étaient pas soumis aux normes sanitaires, de fait chacun pouvait travailler de son bureau.
Depuis la crise sanitaire, le rôle de Laure a évolué, elle doit maintenant redéfinir les emplois du temps des employés. Une fois cette tâche accomplie, elle doit gérer quotidiennement la répartition des employés présents sur les bureaux disponibles. Entre le nombre de bureaux disponibles, l’identité des employés présents et la préférence de bureaux de ceux-ci, Laure fait face chaque jour à un véritable casse-tête, jusqu’à parfois devoir se justifier en tête à tête avec un employé.
Laure espère l’apparition d’un outil lui permettant de faciliter la répartition physique des employés sur les bureaux utilisables dans l’open-space.
L’origine de ces personas:
Cette réflexion sur les personas nous est venue lorsqu’un des membres de l’équipe a été confronté à cette situation durant son année de césure. Grâce aux diverses interviews menées, ceci a permit de rajouter de la consistance et ainsi permettre d’adapter la vision de notre solution à chaque entité d’une entreprise.
La gestion de l’espace face à une demande grandissante du télétravail n’est pas un frein à l’activité mais un point qui doit être optimisé et amélioré. Le fait qu’une entreprise puisse diminuer la taille de sa structure tout en gardant le même nombre de salarié et la même interaction entre eux représente pour elle un challenge. Ce challenge se matérialise directement par un impact économique car elle dépense moins en frais d’entretien d’un espace non occupé. Pour d’autres entreprises possédant les locaux, ceci représente un moyen d’aménager l’espace pour autre chose (comme des salles de repos par exemple).
Le Télétravail, une nouvelle organisation de l’espace – Etat de l’art
Auteur: Elias Dhouib, François-Louis JAFFRY et Marwen BEN AYED
Partie 1: Etat de l’art
Introduction:
Inévitablement confrontés à un fait d’actualité, dans le cadre de la taf CoOC, le choix s’est porté sur l’étude et les nouvelles problématiques liées au télétravail. Devenu incontournable depuis la crise sanitaire de la Covid-19 et particulièrement depuis le confinement national décidé par le gouvernement Philippe le 17 mars 2020, le télétravail intervient pleinement dans le cadre scolaire et professionnel.
Le télétravail, terme connu mais assez discret dans le monde professionnel jusqu’alors, a pourtant considérablement modifié et impacté nos modes de vie. Solution pour réagir face aux circonstances exceptionnelles qu’impose la crise sanitaire il permet dans une certaine mesure de maintenir et de sécuriser la continuité des activités de l’entreprise. Pour poursuivre ce propos liminaire, le télétravail consiste pour un salarié à exercer régulièrement les fonctions qu’il réalisait ou d’autres au sein des locaux de l’entreprise, en dehors de celle-ci [1]. Le télétravail, modèle d’organisation du travail est prévu et réglementé en France par le Code du travail. Pour information et base des propos qui suivront le télétravail est définit comme suit : « toute forme d’organisation du travail dans laquelle un travail qui aurait également pu être exécuté dans les locaux de l’employeur est effectué par un salarié hors de ces locaux de façon volontaire en utilisant les technologies de l’information et de la communication » (article L. 1222-9 du Code du travail).
Le télétravail, outil universel ? La réponse semble évidente, tous les métiers, et tous les secteurs d’activité ne peuvent pas avoir recours au télétravail. Dans la conception originelle de cette forme d’organisation du travail était concernées toutes les professions dont le principal outil de travail est l’ordinateur, à l’instar des métiers de l’informatique, des métiers administratifs et de gestion, des métiers de recherche et de conception… Pourtant, la pandémie internationale que nous traversons aujourd’hui a redistribué les cartes et fait intervenir de nouveaux secteurs et métiers dans le champ du télétravail, tel que l’enseignement.
Démocratisé à grande échelle par l’utilisation de nouveaux outils tels que Teams ou Zoom, il présente des avantages non négligeables pour les entreprises. D’une part, il permet une optimisation de la productivité par la flexibilité des ressources humaines [2], offrant ainsi une alternative idéale en cas de grève des transports, de rendez-vous de dernière minute ou de déplacement à l’étranger. Il accroît la réactivité et permet aux petites entreprises de concurrencer de plus grandes par une réponse plus rapide aux besoins du client. En effet une petite structure peut employer du personnel en télétravail sans pour autant s’agrandir.
Originellement conçu et pensé pour répondre aux problématiques de « santé au travail », le télétravail devrait permettre une meilleure répartition entre vie professionnelle et vie privée, il conduit dans bien des aspects à réduire le stress et permettre un gain de « temps libres » dans la journée [3]. Plus encore, il contribue à améliorer l’efficacité organisationnelle des entreprises et permet, à moyen terme d’effectuer des économies, notamment sur la surface immobilière [3].
Pourtant, le télétravail présente des risques qu’il convient de prendre en compte aussi bien pour les entreprises que pour les salariés. À une époque où la culture d’entreprise est un enjeu de l’efficacité et du « bien être » en entreprise à l’image des semainiers de « team bulding », le télétravail semble aller à contre-courant de cet esprit. Il conduirait en effet à l’éloignement du collectif de travail et au sentiment d’isolement [3] voire au retrait de la vie de l’entreprise [4]. Perte de cohésion, empiétement des activités professionnelles sur la vie personnelle sont à prendre en compte lors de la mise en place de ces nouveaux modes de management.
En outre, les entreprises cherchent à gérer autrement leurs salariés ainsi que leur infrastructure. Ce n’est pas la crise sanitaire qui a crée le besoin de diminuer la taille des bureaux mais le télétravail. En effet, une analyse produite en 2010 montrait comment optimiser la surface des bureaux des entreprises tout en conservant le même effectif salarial mais en ayant recours au télétravail [5]. La crise sanitaire a semble t-il seulement réveillé ce besoin.
Contexte du problème :
Le télétravail, modèle d’organisation du travail, prévu et réglementé en France par le Code du travail connait un essor et un déploiement accru depuis la crise sanitaire de la Covid-19 de 2020. Brièvement pour rappel, le télétravail permet à un employé d’effectuer les taches habituelles qui lui incombent à distance, en dehors des locaux de l’entreprise (article L. 1222-9 du Code du travail). Contraintes par les mesures exceptionnelles imposées par le gouvernement, les entreprises, lorsque cela est possible, ont du revoir les pratiques du travail et les modes de management. Dans ce contexte, le télétravail répond tout à la fois aux enjeux des normes sanitaires déployées à grande échelle qu’aux impératifs de l’entreprise dans la continuité de leur activité [6].
Comment dès lors considérer le télétravail dans les nouvelles pratiques managériales et l’intégrer durablement à la vie de l’entreprise ? Les premiers bilans tirés de la crise sanitaire tendent vers un élargissement et un certain engouement face à cette pratique du télétravail. En effet, 51% des personnes le pratiquait avant le confinement contre 88% actuellement [7]. De même, une étude commandée par la Direction générale des entreprises constatait une satisfaction de plus de 90% des managers et des salariés [1].
Nouveaux modes d’organisations, nouveaux modes de productions et de collaborations sont désormais questionnés. Avantages et inconvénients sont mis en balance pour permettre un fonctionnement et une organisation optimale. Le potentiel économique du télétravail n’est pas négligeable, celui-ci permettrait ainsi en moyenne une économie de 30% de la surface immobilière [1]. Pourtant les dérives et les obstacles sont courants, tel que susmentionné, l’organisation du travail pour répondre aux impératifs de l’entreprise, nécessitent une rotation adéquate entre télétravail et présentiel [8]. Les entreprises ne sont pas prêtes et ne se détachent pas de leur modèle traditionnel, il reste difficile de « généraliser le télétravail » [8].Il faut voir dans ces nouveaux modes d’organisations une complémentarité qui passe par l’adaptation des usages traditionnels des postes de travail. Concrètement, ces modes d’organisations peuvent dans une certaine mesure passer par l’utilisation de bureaux partagés (ou « flex office »), c’est-à-dire que chaque salarié ne dispose pas de son propre poste de travail, le bureau change en fonction de la présence physique de salariés etc, le même raisonnement peut être entreprit quant aux
besoins de salles de réunions. Dans un raisonnement à court terme, suivant les mesures en vigueur actuellement il faut bien évidemment pour les entreprises respecter les gestes barrières de propagation du virus, avec une distanciation sociale, la mise à dispositions de gels de désinfection … qu’en est-il dans les mois ou les années à venir ?
Problématique:
Le télétravail, terme plus que jamais d’actualité est un modèle d’organisation du travail bien connu et réglementé en France. Mis à disposition des salariés pour des raisons pratiques il restait jusqu’alors un outil ponctuel dans l’emploi du temps des salariés. Reprenons avant toute chose les contours de cette notion, le télétravail doit être une « pratique régulière » [9]. Le télétravail s’opère dès lors « au moyen de l’outil informatique et/ou des outils de télécommunication » [10]. Démocratisé à grande échelle les outils tels que Teams, Zoom, Skype permettent de conserver un certain lien entre les employés dans la continuité des activités de l’entreprise.
Plus profondes sont les inquiétudes qui jalonnent l’utilisation du télétravail, et qui doivent d’une certaine manière être palliées dans les nouveaux modes d’organisation du travail. Le sentiment d’isolement, le brouillage des repères entre vie privée et vie professionnelle ou encore l’affaiblissement des liens sociaux par « l’éloignement du collectif » ne sont pas à négliger [11].
À l’heure d’écrire ces lignes, la France reprenait depuis quelques mois le cours de l’activité « quasi-normale » des entreprises en gérant les nouvelles attentes des employés. Cependant, depuis quelques jours (29 octobre 2020) le gouvernement a de nouveau mis en place un confinement total sur l’ensemble du territoire, plongeant les entreprises dans une incertitude. Il est certain que l’engouement suscité par le télétravail [1] marquera durablement l’organisation des entreprises, mais dans quelle mesure ? Profiter d’avoir un certain nombre d’agents en télétravail pour réduire la taille des locaux ? Favoriser les espaces de bureaux partagés ? Engager de nouveaux moyens de gestion des équipes et des ressources ? Voici quelques pistes de réflexions, à envisager dans l’attente de répondre aux besoins des entreprises.
De ces constats préliminaires restitués précédemment et des premiers échanges et réflexions obtenus lors d’entretiens le questionnement suivant est ressorti : Dans quelle mesure le télétravail influence les normes organisationnelles des entreprises, quelles implications et quels défis pour celles-ci ?
Pour la suite:
Nous allons poursuivre notre travail d’interview pour comprendre au mieux quels types d’entreprise (en terme de nombre de salarié) seraient intéressés par une solution de gestion d’espace pour le télétravail en affinant le besoin de chacune d’elles. Il faudra comprendre certains détails comme la location ou non des bureaux par l’entreprise car la gestion est différente mais le besoin reste présent. Les premières pistes se tournent vers une solution permettant de proposer un planning selon les critères de chaque employé et ajustable en permanence.
En effet les premiers retours se tournent vers une personnalisation de l’emploi du temps, à savoir:
- prise en considération des spécificités de chaque employé
- prise en considération des contraintes de l’entreprise (par exemple pour les réunionsphysique)
Source:
[1] : Site web teletravailler.fr
http://www.teletravailler.fr/
[2] : Workplace flexibility and new product development performance: The role of telework and flexible work schedules, Marja Coenen, Robert A.W.Kok https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S026323731300159X? casa_token=79iL7Zizj5EAAAAA:bs7UV0ktgUU39JwQMiV9PEG-2I7fC04KpOBzghQxSo3ZonksE48 xXHM1GZnlvsGsN6SUyliX
[3] : Guide télétravail Guide d’accompagnement de la mise en œuvre du télétravail dans la fonction publique, DGAFP, édition 2016
[4] : Le teletravail, Alexandre Largier in https://www.cairn.info/revue-reseaux1-2001-2- page-201.htm
[5] : Teleworking and the Demand for Office Space in Lagos Island, Nigeria, M. O. Bello in http:// citeseerx.ist.psu.edu/viewdoc/download?doi=10.1.1.677.9117&rep=rep1&type=pdf,
[6] : Guide télétravail Guide d’accompagnement de la mise en œuvre du télétravail dans la fonction publique, DGAFP, édition 2016
[7] : Le Télétravail : vers l’entreprise de demain, Patrick Duncombe
https://books.google.fr/books? hl=fr&lr=&id=vdZXDwAAQBAJ&oi=fnd&pg=PT3&dq=diminution+cout+entreprise+télétravail&ots= piFyAN2L AD&sig=o77RLtertSHPsabJAMco4S5R0P8#v=onepage&q=couts%20fixes&f=false
[8] : Site web Hxperience
https://hxperience.com/
[9] : https://www.weka.fr/actualite/management/article/enjeux-et-risques-lies-au- teletravail-47980/
[10] : Thierry Breton (1994) in https://www.cairn.info/revue-reflets-et-perspectives-de-la-vie- economique-2003-1-page-81.htm
[11] : Guide télétravail Guide d’accompagnement de la mise en œuvre du télétravail dans la fonction publique, DGAFP, édition 2016
FLEM – Méthodologie d’étude terrain
Partie 2: Méthodologie d’étude terrain
Depuis la crise sanitaire du Covid-19, les entreprises essaient de favoriser le télétravail. Cela a pour avantage de respecter les normes sanitaires imposées, et offrir la possibilité de réduire leurs locaux en faisant alterner les employés sur le même bureau. Cependant, certaines entreprises peinent à planifier les emplois du temps dans cette situation, entre les disponibilités et les exigences de leurs salariés, et recherchent une solution pour les aider à s’organiser.
Ce problème nous est apparu après une discussion avec un membre d’une de nos familles. Cette personne nous a raconté à quel point elle était confrontée à de nombreuses difficultés lors de l’organisation de l’entreprise.
Nous avons donc décidé de poursuivre notre enquête en interviewant des employés en entreprise. Parmi les personnes que nous avons choisi pour notre enquête, il y a des employés qui sont en télétravail partiel, des managers d’équipe et des employés qui sont chargés d’organiser le télétravail. Pour trouver ces personnes, nous avons effectué un travail de recherche parmi les connaissances que nous avons été amenés à rencontrer durant nos précédentes expériences professionnelles. Que ce soit parmi celles-ci ou leurs collègues, nous avons abouti à un échantillon de 10 personnes ayant une position différente par rapport à la problématique. Cela nous permet d’avoir une vision globale de l’éco-système de télétravail, et d’en comprendre les différents enjeux et points de vues.
Pour récolter ces informations, nous avons choisi un format d’interview classique, c’est-à-dire un entretien personnel avec chacune de ces personnes, en visio-conférence ou en tête à tête selon les disponibilités et préférences de chacun. Nous avons réparti ces interviews entre les trois membres de notre groupe, en faisant l’effort de ne pas faire correspondre un employé avec un membre du groupe qu’il connaissait déjà, pour éviter les risques de subjectivité et de biais durant l’interview et récolter le plus d’informations objectives possibles.
Voici la liste des postes des personnes que nous avons choisies:
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- manager en charge d’une vingtaine de personnes
- un employé en dessous du manager
- un employé lambda
A noter que nous choisirons des groupes avec des capacités salariales différentes. Par exemple, un manager d’un grand groupe et un manager d’une plus petite structure.Pour chacune des interviews, nous avons établi une base de questions destinées à tous les employés, pour sonder leur avis global sur le sujet. Nous avons ensuite conçu des questions adaptées à chaque employé et à son poste, ce qui nous permettra de mieux cerner leurs points de vue personnels. Ces différents scénarios vont pouvoir confirmer ou non qu’un besoin existe pour l’organisation des espaces dans l’entreprise.
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Voici la liste des personnes que nous avons choisis d’interviewer:
Voici des exemples de types de questions que nous pouvons poser (ceci dépendant de comment se déroule l’entretien, nous adaptons les questions):
- Comment se déroule le télétravail dans l’entreprise
- Que pensez-vous du télétravail ?
- Cette opinion a-t-elle évoluée depuis la crise sanitaire ?
- Combien de personnes télétravaillaient avant et après le confinement ?
- Le nombre de jour de télétravail a-t-il augmenté ?
- Comment est géré le télétravail ? Qui sont les « valideurs » ? Qui organise leplanning ?
- Est-ce que plusieurs personnes partagent le même bureau ?
- Avez-vous modifié l’organisation des bureaux ? Si oui, comment ceci s’organise ?
- Avez-vous une différence dans l’efficacité des employés ?
- Si la crise sanitaire n’est plus d’actualité, est-ce que vous garderiez cetteorganisation ?
Hypn – Enquête terrain et données recueillies
Groupe 4 – BOUTHET ELODIE, LEBORGNE ROMEO, SAMMARI AKRAM
Enquête terrain et données recueillies – V2
Suite à la prise de conscience du sujet ainsi que de son public visé trop large pour notre étude terrain, nous avons pris la décision de nous recentrer et de nous concentrer sur la présence du smartphone dans les familles et leurs conséquences (notamment sur les conflits naissant de leur utilisation). Ainsi, nous avons pu interviewer plusieurs parents (plus exactement 5), ainsi que leurs enfants (étant au primaire ou au collège) pour avoir plus d’informations sur leurs problèmes par rapport à ce sujet. Nous avons également voulu solliciter des professionnels de l’enfance et de l’adolescence, sans succès. Nous allons donc nous appuyer sur les écrits de Serge Tisseron disponibles en ligne, pour un avis expert sur la question.
Interviews qualitatives auprès de parents
Nous sommes entrés en contact avec différents parents (mère ou père, 5 exactement) âgés de 36 à 44 ans.
Beaucoup ont offert un téléphone portable à leur enfant lorsque celui-ci entrait au collège principalement pour se rassurer et avoir un moyen de contact rapide (“C’est rassurant de savoir que ma fille peut m’appeler à tout moment”).
Plusieurs parents disent s’inquiéter des effets du smartphone sur la santé de leurs enfants (dommage aux yeux, sommeil diminué) . En général, ils essayent de retarder au plus l’achat du smartphone à leur enfant. Ils ont peur que leurs enfants deviennent addicts à leur smartphone et notamment aux réseaux sociaux, ce qu’ils peuvent parfois voir chez d’autres enfants, ou même dans la génération de jeunes adultes ayant grandi avec.
Tous les parents (les 5 interviewés) ont essayé de mettre en place des règles pour limiter l’utilisation du smartphone par leurs enfants. Certains réussissent mieux que d’autres à instaurer des règles qui sont respectées par les enfants quant à l’utilisation du téléphone (pas d’utilisation à table, limite de temps) tout en leur laissant plus de liberté pendant certaines périodes (week-end et vacances notamment). C’est compliqué la plupart du temps car beaucoup de parents n’ont pas le temps d’y faire trop attention et de suivre les aventures numériques de leurs enfants. Les règles peuvent parfois amener à des conflits dans la famille et les parents se sentent parfois coupables d’imposer ces règles, cela les fait passer pour des parents “vieux-jeu” et eux-mêmes n’ont pas envie de passer leur temps à “faire la police”.
Des alternatives comme le contrôle parental ont été mentionnées. Un parent ne savait pas que ça existait pour le portable et n’y avait donc pas pensé mais envisageait après son interview de le mettre en place car ces plus petits enfants ont du mal à respecter les règles.
Interviews qualitatives auprès d’enfants
Nous avons pu parler avec quelques enfants des parents interviewés précédemment. Ils avaient une moyenne d’âge de 10-12 ans, âge autour duquel ils demandent à leur parent leur premier portable avec plus ou moins d’insistance.
Un argument qui revient beaucoup chez les enfants pour justifier la demande du téléphone portable à leurs parents est “Tous mes copains ont un smartphone maintenant”. Ils disent en avoir besoin pour rester en contact avec leurs amis et les utilisent aussi pour jouer, regarder des vidéos ou encore quelquefois aller sur les réseaux sociaux (TikTok ou Youtube par exemple).
Les enfants ne comprennent pas toujours pourquoi on leur impose des règles par rapport à l’utilisation du smartphone, parce que “tous leurs amis font ça”, et trouvent ce comportement normal.
Données recueillies d’après les études de Serge Tisseron
Nous pouvons nous aider des études de Serge Tisseron afin de trouver des conseils pour répondre au problème de la sur-utilisation du smartphone chez les enfants.
Il a créé la règle 3-6-9-12 qui donne les bonnes pratiques d’utilisation des écrans: pas d’écran avant 3 ans, pas de console personnelle avant 6 ans, pas d’internet accompagné avant 9 ans et pas de réseaux sociaux avant 12 ans. Au fur et à mesure que l’enfant grandit, la prise de risque quant aux écrans est essentielle pour son autonomie et pour qu’il apprenne les principes d’Internet.
Il est important aussi de parler avec l’enfant dès le début d’utilisation ce qu’il voit et ce qu’il fait sur les écrans. Cela permet de développer le langage et la narration. Il apprend donc à faire fonctionner des capacités mentales peu mises à contribution par les écrans seuls. Cela permet également d’instaurer le dialogue et de créer des liens avec les parents.
L’écran doit toujours se situer dans l’espace commun et pas dans la chambre. Il faut fixer des règles claires, et ce, dès le début, sur le temps consacré aux écrans. Montrer l’exemple est également important : si un enfant voit son parent passer son temps sur les écrans alors mécaniquement il reproduira le même scénario. Imposer une règle comme ne pas utiliser son téléphone pendant les repas se doit d’être respectée également pour les parents.
La décision de l’âge à laquelle l’enfant aura son premier téléphone peut se déterminer avec lui. Serge Tisseron conseille d’anticiper, et d’en parler avec l’enfant pour savoir si ses amis possèdent déjà un smartphone, et à quel âge il imagine en avoir un. Encore une fois, le rapport des parents au téléphone se transmet à l’enfant : donc une omniprésence du téléphone chez le parent va donner envie à l’enfant d’en avoir un aussi.
Conclusion
Nous n’avons malheureusement pas pu faire un nombre très important d’interviews, notamment dû à cause de la situation sanitaire, et des restrictions de déplacement ce qui aurait pu nous aider à trouver plus de problèmes en commun dans les familles. Nous avons également au final choisi d’étudier les travaux de Serge Tisseron disponibles en ligne afin d’avoir un avis extérieur sur la question faute d’entretien avec des experts de l’enfance.
Néanmoins, nous pouvons noter que certaines questions ressortent. Les parents se demandent à quel âge ils devraient acheter le premier smartphone à leur enfant. Ils estiment tous que le téléphone est nécessaire pour pouvoir contacter facilement leur enfant à tout moment, tout en sachant les effets néfastes qu’il peut avoir sur sa santé. D’où la nécessité d’imposer des règles, mais encore faut-il faire comprendre à l’enfant pourquoi celles-ci sont imposées pour ne pas créer de conflits à la maison.
L’avis d’expert de Serge Tisseron souligne l’importance des règles à mettre en place dès le début d’utilisation des écrans. Il faut aussi faire attention en tant que parent à sa propre utilisation des écrans car l’enfant a tendance à imiter ses parents. Dans tous les cas, il est important de parler avec l’enfant de son utilisation des écrans, de ce qu’il fait dessus et quels sont les principes et les risques d’Internet. Ainsi, le parent aide l’enfant à avoir une utilisation raisonnée et saine des écrans.
FLEM – Enquête terrain et données recueillies
Auteurs: BEN AYED Marwen, DHOUIB Elias, JAFFRY François-Louis
La recherche sur le terrain nous a permis de recueillir une mine d’information sur les besoins des entreprises, notamment au niveau des difficultés logistiques qu’elles ont pu rencontrer durant la crise sanitaire. Notre objectif est de mesurer leur rapport de ces difficultés avec le télétravail.
Cela nous a aussi permis de mieux cibler les entreprises qui pourraient y faire appel.
Notre méthode à d’abord consisté à nous tourner vers des secteurs utilisant fréquemment des outils informatiques visio-conférence (Zoom, Webex, Skype…).
Nous sommes entrés en contact avec des managers, des employés ainsi qu’un étudiant à l’université confrontés par ce problème. Nous avons ainsi réalisé au total 9 interviews.
Au final, cette étude donne lieu à une meilleure compréhension du besoin et surtout de quels métiers pourraient être avantagés par notre solution, à savoir:
- Un profil de métier (tel qu’un manager) ayant à sa charge plusieurs équipes. Sa vision du placement de chaque personne se fait au jour le jour. Lors des interviews, il fallait faire très rapidement la distinction entre une entreprise possédant les locaux ou non. De ce fait, les réponses étaient différentes car l’un voulait diminuer la taille des locaux pour des raisons économiques tandis que l’autre pour des raisons de réaménagement de l’espace. Nous avons pu noter qu’avoir des bureaux non attribués peut permettre à certains managers de transformer un bureau en salle de réunion. Le retour de ces personnes montrent que la gestion est faite et structurée mais reste relativement contraignante surtout dans des cas de changement de dernière minute.
- Un profil de métier d’un salarié étant sur plusieurs projets différents. Sa vision reste relativement ouverte, à part le fait que certain salariés ne veulent pas forcément partager le même clavier et la même souris (car ils jugent ça personnel). De manière générale, il n’y a pas de conflits pour partager un bureau avec plusieurs personnes ou même d’être dans des pièces différentes. Au contraire, le fait de se retrouver avec la même équipe dans la même pièce permet de pouvoir avancer plus rapidement sur les différents points d’un projet.
- Un profil d’étudiant nous permettant d’élargir la vision de notre solution et être sur de ne pas passer à côté d’un éventuel secteur. En effet, l’enseignement a été touché par la crise sanitaire comme les autres secteurs et une organisation a du être mise en place. Nous avons préféré laisser cet interview dans le liste mais malheureusement au vu de notre problématique, le besoin n’est pas présent.
Voici la liste des personnes que nous avons interviewé, ainsi que leurs problématiques et leurs objectifs:
- Chiheb
Son rôle : manager et chef de projet dans le département IT dans la banque d’investissement. Au début Chiheb nous a fait part de sa relation plutôt positive avec le télétravail, la qualifiant de flexible et lui apportant une souplesse au niveau de son emploi du temps.
Cependant il était souvent confronté à un problème pour notamment prévoir ces journées de télétravail ainsi que pour connaitre les jours de présentiel des autres membres de sont équipe. De ce fait, lors de ces jours en présentiel, Chiheb devait envoyer un mail afin de connaitre les employés présents ou non, mettant en avant le besoin d’une gestion par rapport à cela.
- Monsieur X
Une personne qui travaillait dans le ministère des finances. Son rôle : Directeur de projet informatique ayant à sa charge 60 personnes réparties dans toute la France.
Son ressenti par rapport au télétravail était beaucoup moins enthousiaste notamment à cause des difficultés que cela pouvait engendrer : perte de connexion internet, enfants parfois présents à la maison, personne dans l’équipe qui n’avait pas la culture du travail à distance…
Suite à cela nous avons voulu savoir, en dehors de la période de crise sanitaire, comment la répartition des bureaux s’organisait avec les employés ? Un problème s’est vite manifesté:
l’espace personnel étant mal réparti, beaucoup de bureaux se retrouvait vide. Ainsi on ne pouvait pas savoir si cette personne n’était pas venu travailler car elle était absente (maladie etc), en télétravail ou en pause.
- Walid
Un autre profil apparu : celui des étudiants. En effet avec la crise COVID-19 et l’apparition des cours en ligne cela nous semblait essentiel de s’y intéresser.
Walid, étudiant à l’université, a directement montré une inquiétude sur le déroulement des cours en ligne ou en présentiel. A cause des règles sanitaires, il ne savait pas si cette semaine, son groupe avait cours en présentiel ou en distanciel. Par rapport au comportement de l’étudiant (change souvent de salle, des cours différents etc) il est très vite apparu que ce type d’utilisateur ne pouvait pas répondre à notre problématique.
- Yannick
Yannick est manager à ArcelorMittal. Les employés y compris lui pratiquent le télétravail 2-3 jours dans la semaine. Ils ont déjà une application de réservation de bureau mais ils sont confrontés à des problèmes quotidiennement. Pour lui, ce genre d’application ne répond pas aux besoins de la gestion de l’espace. Ils sont dans une dynamique de réduction des espaces afin de les réaménager car les locaux leur appartiennent. A terme, il s’agit de faire tourner plusieurs personnes sur le même bureau et synchroniser les emplois du temps afin que les équipes puissent se retrouver. Ceci permettrait, d’une part de créer de nouveaux espaces de réunions et d’autre part de respecter les règles sanitaires.
- Jean
En charge du déploiement des solutions CRM et DPE chez ArcelorMittal il pratique le télétravail 2-3 jours dans la semaine et n’est pas contre partager son bureau, mais préfère avoir sa propre souris et clavier. Changer de bureaux de manière dynamique lui permettrait d’être dans la même pièce que d’autres équipes qui travaillent sur le même projet lui évitant de se déplacer dans l’entreprise pour poser des questions ou se synchroniser sur certains points. Le fait de savoir si un membre de son équipe est là grâce à un tableau interactif n’est pas forcément changeant pour lui car il communique énormément avec ces collègues donc il sait s’ils sont en présentiel ou distanciel. Par contre avoir cette information pour d’autres équipes serait positif car parfois il peut y avoir des imprévus (comme un développement qui n’est pas passé en production) obligeant les parties à se voir pour avancer plus vite.
- Sophie
En charge du maintien de E-Steel et DPE chez ArcelorMittal: elle pratique aussi le télétravail 2-3 jours dans la semaine. Elle a exactement le même profil que Jean et les mêmes attentes à l’exception du partage de la souris et du clavier
- Corentine
Chargée des ressources humaines dans une boite industrielle. Depuis la crise Covid-19, les employés alternent entre télétravail et présentiel. C’est son rôle d’organiser en conséquence les emplois du temps et de répartir les employés en présentiel sur les bureaux disponibles. Après un début difficile, un rythme général a été trouvé, mais face à certaines demandes des employés, elle se retrouve embarrassée devant la réorganisation à faire.
- Maxime
Employé dans une boite d’assurance. Sa boite est passée en télétravail partiel après la crise sanitaire, et il travaille 3-4jours par semaine en présentiel. Ce n’est pas lui qui a choisi ses jours de télétravail mais il peut demander exceptionnellement à changer de jour. C’est compliqué pour lui de savoir instantanément lesquels de ses collègues sont en télétravail.
- James
Manager d’une start-up. Ces employés et lui-même ont toujours été majoritairement en télétravail, mais louaient quand même des locaux pour les réunions. Depuis la crise sanitaire, ces réunions se font en visio-conférence, et les employés gardent leur rythme de télétravail quasi-systématique. James songe à changer de locaux pour en louer un plus petit, vu que les réunions se font tout aussi bien en visio-conférence. Comme la start-up est composée de 6-7 employés, il n’y a jamais la totalité présente. Pour que l’organisation avec des plus petits locaux fonctionne, il faudrait prévoir à l’avance quels employés peuvent se rendre dans les locaux si besoin.
Si les personnes que nous avons interviewées ont des profils et des postes différents, nous pouvons quand même constater des similitudes dans certaines problématiques.
En effet, on remarque tout d’abord que les personnes les plus impactées par le télétravail sont celles qui organisent les emplois du temps de plusieurs employés et qui doivent gérer la répartition de ceux-ci parmi les bureaux disponibles. Ces personnes sont généralement dans des entreprises, avec un grand nombre d’employés à gérer. En effet, plus il y a d’employés et de bureaux, plus les normes sanitaires posent des contraintes au sein du bureau et requièrent une organisation fiable et robuste aux différentes demandes des employés. Cette organisation s’avère très compliquée à faire par une personne sans aide extérieure, et ses personnes se retrouvent submergée entre la répartition des bureaux et les demandes des employés.
On remarque aussi que les employés eux mêmes, même s’ils n’ont pas l’organisation à faire, se voient confrontés à des emplois du temps qui ne leur conviennent pas toujours, et à la difficulté de savoir si leurs collègues sont en télétravail ou en présentiel. Ils se voient donc obliger de demander directement, ce qui peut engendrer une perte de temps conséquente.
Enfin, on remarque que les start-up, les petites entreprises et les étudiant sont peu concernées par ce problème, car l’organisation se fait beaucoup plus facilement. En outre, la solution peut tout à fait être proposé à ces start-up ou petites entreprises dans le cas où elles souhaitent s’agrandir.
On peut donc en conclure que le problème principal, à savoir la difficulté d’organiser et de répartir les employés en présentiel parmi les bureaux disponibles, pourrait être résolu avec l’aide d’une solution répartissant automatiquement et ajustable manuellement les employés en télétravail et en distanciel en fonction du nombre de jours de télétravail par semaine décidé par l’entreprise, en les assignant à des bureaux de manière à respecter les normes sanitaires. Une fois cette organisation fixée, la solution pourrait indiquer en temps réel la situation de n’importe quel employé (distanciel ou présentiel).
Hypn – Personas
Auteurs (groupe 4) : Élodie Bouthet, Akram Ghaith Sammari, Roméo Leborgne
Pour ce projet, nous nous intéressons à la présence du smartphone dans les familles et leur conséquences, notamment chez des parents ayant leurs enfants en fin de primaire/collège. La solution pensée permettrait d’aider le parent à instaurer une utilisation saine du téléphone pour son enfant. Il nous semblait donc évident de présenter deux personas : le parent et l’ enfant.
Premier persona : le parent
Céline est très occupée par son travail et son mari également. Ils doivent même parfois faire appel à leur nounou le soir quand ils ne peuvent pas rentrer à la maison. Quand ils peuvent rentrer tôt le soir, entre faire les courses et préparer le repas pour 5, ils n’ont que très peu de temps pour surveiller ce que font leurs enfants. Ils ne peuvent donc pas faire de cas par cas concernant leur utilisation des écrans. Ils ont bien pensé à les interdire, afin de passer du temps avec eux et de les empêcher de devenir addicts, mais cela a provoqué des tensions, ce qui empirait leur quotidien et leur relation avec leurs enfants.
Ils ont donc besoin d’une solution qui permettrait à leurs enfants en âge d’avoir un portable de devenir plus responsable vis à vis de leur utilisation de ce dernier, et cela en autonomie (ils n’ont pas le temps de le surveiller en permanence) et en douceur (leurs enfants ne doivent pas sentir une privation pour ne pas provoquer de disputes et de tensions)
Deuxième persona : l’enfant
Baptiste va faire son entrée au collège. Il a un smartphone depuis peu de temps. Ca lui permet de se sentir moins seul à la maison comme il est enfant unique. Il aime parler à ses amis en face à face mais ce n’est pas toujours possible, d’autant plus que ses parents sont séparés donc il n’est pas forcément à proximité de ses amis d’école. Du coup, il accorde beaucoup d’importance à son téléphone qui lui permet de rester en contact avec ses amis via les réseaux sociaux ou tout simplement en jouant à des jeux en ligne avec eux. Ses parents lui ont interdit d’utiliser des écrans le soir ce qui l’énerve beaucoup car ses autres amis n’ont pas ces règles. Il trouve ca normal d’utiliser son téléphone et ne trouve pas qu’il l’utilise de trop. Du coup, il ne comprend pas les règles imposées par ses parents.
RéCup – EXPRESSION DU BESOIN
I. Présentation du projet
Les cafés, restaurants et cafétérias font face depuis de nombreuses années à des vols et casses de tasses. Bien que la tasse ne soit pas un objet de valeur, à grande échelle ces actes ont de multiples conséquences. Tout d’abord, ces actes ont un impact éthique car les vols (ou emprunts à longue durée) ne sont pas tolérés en société. Les autorités n’ont malheureusement pas le temps de prêter attention à ce type de petit larcin et les personnes malveillantes ont donc gain de cause. Ensuite, les actes de casses, de pertes et de vols de tasses représentent un impact financier pour l’institution qui les as achetées. Si l’on prend comme exemple la cafétéria de l’IMT Atlantique, c’est environ une centaine de tasses qui sont perdues chaque année et qui doivent être recommandées. Si l’on considère le prix d’une tasse à 1€ l’unité grâce à un achat groupé. Le coût annuel de ces pertes s’élève à une centaine d’euros. Pour finir, ces actes ont aussi un impact sur l’environnement puisqu’ils impliquent d’utiliser un nouveau matériel sans que le précédent ait complété son cycle de vie. Pourtant lorsqu’une tasse est utilisée sur un cycle de vie complet, son bilan environnemental est meilleur en tout point que celui de son concurrent direct le gobelet comme le montre ce tableau.
| Gobelet carton | Tasse céramique | |
| Changement climatique 100 ans (kgCO2éq./365 services) | 26 | 5.5 |
| Santé humaine (106 DALY/365 services) | 18 | 5 |
| Qualité des écosystèmes (PDF.m².an/365 services) | 9 | 1.8 |
| Ressources (MJ/365 services) | 450 | 50 |
| Consommation d’eau (m3/365 services) | 1.38 | 0.18 |
Afin de limiter les différents impacts cités précédemment, nous avons pensé à mettre en place un système qui responsabilise et incite les consommateurs à rapporter les tasses. Ce système permettrait également aux responsables d’établissement utilisant des tasses en céramique de réduire les coûts de rachat de ces contenants.
La solution que nous souhaitons mettre en place est basée sur deux principes :
- la mise en place d’un système de caution
- la mise en place de consigne de récupération des tasses
Ainsi, la mise en place de tels systèmes permettrait de réduire les coûts de l’entreprise ainsi que l’impact écologique lié à la fabrication de nouvelles tasses.
La solution permettant de répondre aux besoins du client en utilisant ces deux techniques vous sera exposée dans la suite de cet article.
II. SOLUTION
A. Fonctionnalités générales
Nous avons listé ci-dessous la fonction principale ainsi que les fonctions contraintes majeures de notre système.
Collecte des tasses même après la fermeture de l’organisme:
Le système doit permettre de collecter les tasses même après la fermeture de l’organisme afin que les utilisateurs puissent déposer leur tasses même si le personnel n’est plus présent.
Pour ceci, nous allons configurer le système pour qu’il soit actif en permanence ou selon des horaires particuliers selon les besoins du client.
Identification des utilisateurs :
Le système doit identifier de manière unique les utilisateurs afin de :
- Déterminer les utilisateurs qui ont emprunté une tasse lors de la consommation d’une boisson chaude
- Identifier l’utilisateur lorsqu’il dépose sa tasse
La manière de réaliser cette fonctionnalité peut différer selon le type d’organisme. Dans le cas d’une cafétéria d’école ou d’entreprise qui possède déjà un système de badge, nous allons :
- Connecter le système à leur base de données afin de pouvoir récupérer les comptes utilisateurs et modifier les valeurs inscrites dans la base si nécessaire
- Ajouter au système un lecteur de badge RFID de réutiliser le système de badge déjà existant
Dans le cas d’un restaurant qui ne possède pas d’un système de badge ou de base de données préétablie, nous allons :
- Mettre en place leur propre base de données
- Permettre aux utilisateurs de se créer un compte pour ajouter leur profil à la base de données
Acheminement des tasses jusqu’à un bac de récupération :
Lorsqu’un utilisateur dépose sa tasse dans le système, celui-ci doit être capable d’acheminer les tasses jusqu’au bac de récupération permettant ainsi faciliter le processus de stockage des tasses. Pour ceci, l’utilisateur dépose sa tasse sur un plateau mobile qui sera capable d’aligner la tasse avec des compartiments puis qui poussera ensuite la tasse jusqu’au fond du compartiment
Disposition organisée des tasses :
Ainsi, le système permet d’optimiser le rangement des tasses afin de pouvoir optimiser la place au sein du bac de rangement et donc permettre de stocker un maximum de tasses.
Prélèvement d’une caution :
Le système doit être capable de prélever une caution aux utilisateurs qui ont emprunté une tasse. La mise en place de cette caution permet de :
- Rembourser le propriétaire de la tasse en cas de perte, de casse ou de vol
- Inciter les utilisateurs à rendre les tasses qu’ils empruntées afin d’éviter de les abandonner sur les lieux communs
Le système de prélèvement peut être différent selon le type d’institution. Dans le cas d’une cafétéria d’école ou d’entreprise, le prélèvement se fait sur la cagnotte de l’utilisateur associée à son propre compte alors que dans le cas d’un restaurant, la caution est prélevée directement sur le compte bancaire de l’utilisateur via un paiement par carte bancaire.
Rendre la caution prélevée :
Bien entendu, si le système prélève un certain montant à l’utilisateur pour la caution de la tasse empruntée, il est aussi capable de lui rendre sa caution si la tasse est ramenée en bon état. Sans cette fonctionnalité, l’utilisateur perdrait à chaque consommation de boisson chaude le montant de la caution ce qui est à éviter à tout prix car cela aurait pour effet de :
- Dissuader les utilisateurs de consommer des boissons chaudes
- D’augmenter les bénéfices de l’entreprise qui prête les tasses
Ne permettre la récupération des tasses qu’aux collaborateurs de la cafétéria :
Le système doit permettre aux collaborateurs de la cafétéria ou restaurant de pouvoir récupérer les tasses notamment lorsque le bac de stockage est plein. Hormis, les collaborateurs de la cafétéria, les autres utilisateurs du système ne doivent pas avoir accès au système de stockage des tasses afin d’éviter les vols. Nous avons donc prévu une porte avec une serrure à l’arrière du système. Seuls les collaborateurs de la cafétéria auront la clé qui peut ouvrir la porte afin de pouvoir récupérer les tasses.
Affichage du nombre de tasses empruntées :
Le système doit permettre de déterminer en temps réel le nombre de tasses empruntées afin de vérifier que les utilisateurs ont bien tous rendu leur tasse. Pour ceci, le système doit fournir un serveur Web accessible par les collaborateurs de la cafétéria qui permet de visualiser en temps réel le nombre de tasses qui ont été empruntées.
Vérifier que l’objet est bien une tasse :
Le système doit donner la garantie que l’objet déposé par l’utilisateur est une tasse afin d’éviter que les utilisateurs remplacent les tasses par d’autres objets pour dérober les tasses. Pour ceci, nous allons mettre en place une caméra reliée qui sera reliée à une intelligence artificielle de reconnaissance d’objets.
Afin de décrire plus finement les fonctionnalités de notre système, nous avons établit un cahier des charges qui renseignent l’ensemble de ces éléments ainsi que les et contraintes auxquelles le système devra répondre :
| Fonctions | Critère | Niveau |
|---|---|---|
| La fonction principal du système est de garantir la collecte des tasses au sein de cafétéria et de restaurants même en dehors de leurs horaires de fermeture. | Alimentation du système configurable selon les besoins de l’utilisateur | Horaires d’activation du système configurables |
| Le système doit pouvoir identifier de manière unique les utilisateurs | Utilisation d’un système de lecteur de badge ou de compte en ligne | – |
| Le système doit acheminer les tasses déposées jusqu’au bac de récupération | Mise en place d’un plateau mobile capable d’aiguiller les tasses jusque dans les compartiments | – |
| Le système doit disposer les tasses de manière organisée afin d’optimiser le stockage | Configuration d’un système de rangement intelligent | – |
| Le système doit prélever une caution à l’utilisateur lorsqu’il emprunte une tasse | Modification de la cagnotte de l’utilisateur dans la base de données | Prélèvement de 2€ |
| Le système doit rendre la caution empruntée à l’utilisateur lorsqu’il rend sa tasse | Si l’objet déposé est bien une tasse, le système envoie une requête à la BDD pour supprimer la caution | Caution de 2*n euros (où n est le nombre de tasses) |
| Le système ne doit permettre la récupération des tasses qu’aux collaborateurs de la cafétéria | Fournir un accès au tasse par une porte avec une clé | – |
| Le système doit permettre d’afficher à l’utilisateur le nombre de tasses qu’il a emprunté | Mise en place d’une page sur un serveur Web accessibles par les utilisateurs qui affiche le nombre de tasses emportées | – |
| Le système doit vérifier que l’objet déposé est bien une tasse | Mise en place d’une caméra reliée à une intelligence artificielle de reconnaissance d’objets | – |
| Le système doit permettre d’indiquer la capacité restante du bac | Mise en place d’une page Web accessible au collaborateur qui affiche la capacité restante du bac | – |
| Le système doit informé les collaborateur de la cafétéria lorsque le bac de récupération est plein | Mise en place d’une page Web accessible au collaborateur qui affiche lorsque le bac est plein | – |
| Le système doit indiquer le nombre de tasses restantes à ramener pour un utilisateur | Mise en place d’une page sur un serveur Web qui affiche l’information | – |
| Le système doit permettre à l’utilisateur de choisir le nombre de tasses à ramener | Le système redemande si l’utilisateur souhaite déposer une tasse avant de terminer l’opération | – |
| Dans le cadre d’organisme dont les locaux ont une grande superficie, le système doit être accessible à plusieurs endroits | Installation du système à plusieurs endroits de la zone géographique | 1 point de collecte par km² |
| Le système doit permettre la modification des horaires de démarrage/extinction du système | Fournir via un compte administrateur l’accès à une page Web permettant de configurer les horaires de démarrage/extinction du système | – |
| Le système doit fournir la possibilité d’être éteint manuellement par l’administrateur | Fournir via un compte administrateur l’accès à une page Web permettant d’éteindre le système manuellement | – |
| Le système doit permettre son accès à l’administrateur système afin d’être mis à jour | Mise en place d’un serveur SSH sur la machine | – |
| Le système doit permettre son accès à l’administrateur système afin d’être dépanné si besoin | Mise en place d’un serveur SSH sur la machine + fournir un accès physique au composant | – |
B. Schéma d’architecture global
1) Design de la solution
Notre système comporte une importante partie mécanique qui permet de stocker les tasses déposées par les utilisateurs.
Lorsqu’un utilisateur dépose une tasse dans la fente prévue en façade de notre système, elle est analysée par une caméra. Un algorithme permet de décider si l’objet est bien une tasse. Le cas échéant, la tasse déposée est acheminée de la fente vers un plateau mobile (1). Grâce à un système d’axes (2), le plateau peut translater latéralement mais aussi bouger en hauteur. Ceci permet d’acheminer la tasse déposée vers une rangée libre d’un plateau en bois (3). Le système de blocage qui maintient la tasse en place sur le plateau mobile s’abaisse et la tasse glisse vers son emplacement.
Pour ce faire, à la fois le plateau mobile et les plateaux en bois sont inclinés afin de laisser la gravité entraîner les tasses.
Le système aura au préalable déterminé s’il reste de la place sur les plateaux et, si oui, à quel endroit. Une fois le stockage de la tasse terminé, le plateau mobile revient à sa position initiale et attend une nouvelle tasse à stocker.
Lorsqu’un collaborateur de la cafétéria souhaite vider les tasses de la machine, il doit ouvrir une porte à l’arrière du système. Cette porte n’est accessible qu’aux collaborateurs de la cafétéria.
Dès lors que la porte est ouverte, le collaborateur a accès aux plateaux remplis de tasses. Il peut tirer ces plateaux vers lui afin de les retirer du système. Pendant l’opération, les dépôts de tasses sont impossibles.
Une fois les plateaux vides, il peut les replacer dans la machine et refermer la porte. Les utilisateurs peuvent ensuite à nouveau déposer leur tasse.
Ce système de stockage a plusieurs avantages ; tout d’abord il permet d’optimiser l’espace de stockage grâce aux plateaux empilés en hauteur. Ensuite la mise à profit de la gravité pour acheminer les tasses dans leur emplacement permet de simplifier le système et de ne pas s’encombrer d’une motorisation supplémentaire pour le mouvement des tasses.
Par ailleurs, le système retenu aura un coût relativement faible et sera réalisable dans le temps imparti.
2) Schéma électrique du système global
La carte de programmation que nous allons utiliser pour mettre en place notre maquette sera un Raspberry PI. Le Raspberry Pi s’occupera de comprendre l’ensemble fonction logicielle décisionnelle et piloter les composants du système.
Plusieurs composants seront visibles de l’utilisateur puisqu’ils lui seront utiles afin d’interagir avec le système. On trouve parmi ces composants :
- L’écran LCD qui indique à l’utilisateur les consignes d’utilisation et qui donne des informations supplémentaires (nombre de tasses déposées , la validation de l’opération, etc…).
- Le lecteur RFID qui permet d’identifier de manière unique les utilisateurs afin de garantir la restitution de la caution à la bonne personne.
- Le bouton permettant de finaliser la remise des tasses.
Ensuite, d’autres composants sont utiles au fonctionnement interne du système. On retrouve parmi eux la Pi camera chargée de filmer les objets introduits dans le système. Le système interne comprend aussi plusieurs servomoteurs chargés du fonctionnement mécanique simple à savoir : la mobilité du plateau, les écrous de blocage du système…
Certains servomoteurs nous serviront aussi pour des fonctions mécaniques plus complexes telles que la distribution. Pour celle-ci, des moteurs pas à pas seront utilisés pour créer une distribution des tasses sur les axes X Y(perpendiculaire au sol). Un servo moteur sera utilisé pour retenir la tasse dans le plateau de distribution le temps qu’il se situe face à un emplacement de libre. Une fois l’emplacement de libre atteint le servo moteur s’active qui laissera glisser la tasse vers le compartiment.
Un bouton sera également ajouté à l’arrière du point de récupération dans la partie fermée à clef , qui permettra de réinitialiser le compteur de tasses dans la machine.
Enfin , plusieurs capteurs de contact seront positionnés dans le point de récupération afin de contrôler les positions des différents éléments , par exemple :
- trappe de façade ouverte/ fermée
- porte arrière de la consigne ouverte /fermé
- position du plateau de distribution a sa position initiale
- présence des plateaux
III. CAS D’UTILISATIONS DE LA SOLUTION
A. DIFFÉRENTS CAS D’UTILISATION DU SYSTÈME
Les fonctionnalités principales du système sont destinés à deux types d’acteurs
- Les utilisateurs (consommateurs de boissons chaudes)
- Les collaborateurs
Pour ces deux acteurs nous avons établi plusieurs cas d’utilisation typiques.
-
Cas d’utilisation de l’utilisateur
a) L’utilisateur souhaite déposer une tasse :
Le dépôt d’une tasse par un utilisateur est établi en trois phases.
Tout d’abord, l’utilisateur se rend au niveau de la consigne afin de déposer sa tasse. Une succession d’interaction avec le système s’effectueront donc afin de réaliser cette opération:
- L’écran LCD indique à l’utilisateur qu’il doit présenter son badge pour s’identifier
- Ainsi, l’utilisateur présente son badge au niveau du lecteur RFID
- Une fois l’utilisateur identifié, l’affichage indique que l’utilisateur peut déposer sa tasse.
- L’utilisateur introduit la tasse dans le compartiment prévu à cet effet.
L’ensemble de ces actions est schématisée ci-dessous :
Ensuite, le système va entrer dans une phase d’analyse de l’objet introduit dans le compartiment afin de vérifier qu’il s’agit bien d’une tasse. Cette phase est réalisée en quatre étape :
- La Pi Caméra reliée au Raspberry Pi qui filme en permanence le compartiment capture le flux vidéo et l’envoie au Raspberry Pi
- Le Raspberry Pi analyse ensuite l’image à l’aide d’un modèle de réseau convolutionnel appelé VGG16 afin de vérifier que l’objet est bien une tasse
- Si ce n’est pas le cas alors le système affiche via l’écran que l’utilisateur doit déposer une tasse et est renvoyé à la phase 1. Si l’objet est bien une tasse alors le système propose à l’utilisateur de rajouter une autre tasse.
L’ensemble de ces actions est schématisée ci-dessous :
Pour finir, le système entre dans une troisième phase de validation de l’opération. Cette opération est réalisée en trois temps :
- L’utilisateur appuie sur le bouton “Terminer” afin de valider l’opération et indiquer que le système ne prend plus de tasse en compte.
- Ainsi, le système compte le nombre de tasses qui ont été introduites et calcule la caution qui doit être rendue à l’utilisateur. Il envoie donc le résultat à la base de données afin de modifier la cagnotte de l’utilisateur en conséquence.
- Pour finir, le système affiche via l’écran LCD que la caution lui a été rendue.
L’ensemble de ces actions est schématisée ci-dessous :
2) Cas d’utilisation du collaborateur
a) Le collaborateur souhaite prélever une caution à l’utilisateur:
Le collaborateur sera appelé à devoir prélever une caution à l’utilisateur afin de garantir que dans le cas d’une casse, perte ou vol de cette tasse, l’objet lui sera remboursé. Ainsi, lorsque l’utilisateur badgera au niveau du lecteur RFID, une requête sera envoyée à la base de données afin de prélever 2€ supplémentaires à l’utilisateur pour la caution. Le système peut intervenir dans cette opération dans le cas où l’institution ne bénéficie pas d’une base de données. Elle pourra alors utiliser celle fournie par notre système.
b) Le collaborateur souhaite récupérer les tasses dans le bac:
Dans ce cas d’utilisation, l’opération à réaliser est très simple afin de faciliter l’expérience utilisateur. Afin de récupérer les tasses, le collaborateur doit ouvrir à l’aide d’une clé qui lui sera fournie une porte à l’arrière du système. Cette offre donne accès au bac de stockage des tasses. Ainsi le collaborateur n’a plus qu’à extraire les bacs du système afin d’en récupérer les tasses.
Après avoir réalisé cette opération, l’utilisateur devra se rendre sur le site Web permettant d’interagir avec le système afin de réinitialiser manuellement le comptage des tasses. Ceci permet de garder à jour le comptage permettant de définir le nombre de tasses empruntées et la capacité de stockage restante du système.
B. Diagrammes de use-case
Selon le rôle des acteurs interagissant avec le système nous pouvons répertorier plusieurs use-cases. Ceux-ci ont été représentés dans les diagrammes de use-case ci-dessous :
Utilisateur :
Collaborateur :
Administrateur :
CoOCPen – Expression de besoin
Auteurs : Bonnemains Sean, Herman Corentin, Benslimane Hazem
Contexte:
La crise du COVID-19 a obligé les personnes qui donnent des cours particuliers à s’adapter et à proposer des cours particuliers en ligne; néanmoins cette transition a été compliqué. En effet, sur Superprof par exemple, une plateforme spécialisée dans la proposition de cours particulier, 2/3 des cours initialement prévus ont été annulés. Une enquête de terrain nous a permis de remarquer que cela était notamment dû à un certain nombre de difficultés à surmonter : utilisation de diverses applications pas forcément adaptées en même temps, une interaction très limitée pour les élèves. Ce constat a notamment été dressé dans le cadre des cours scientifiques à distance tout particulièrement. Hors c’est un enjeu de taille : en effet, d’après une étude de la PISA menée en 2012 a montré que 40% des étudiants de 15 ans ont suivi à minima 1h de cours supplémentaire de mathématiques en dehors des cours dispensés à l’école.
Compte tenu de ces constats, nous avons décidé d’adresser la problématique suivante : Comment améliorer les interactions dans le cadre des cours particuliers scientifiques effectués en ligne, et ce en particulier pour les élèves ?
Notre solution : le CoocPen
Afin de répondre à cette problématique, nous souhaitons développer un stylo connecté dont le principe est simple : un accéléromètre relié à une carte électronique de type Arduino Uno ou Raspberry Pi 0. A partir des données de position x,y,z récupérées avec l’accéléromètre lorsque l’utilisateur écrit, un traitement est effectué en utilisant de l’Intelligence Artificielle afin de restituer le tracé de l’utilisateur. L’idée est alors de transmettre ce tracé sur un document partagé par les deux utilisateurs par le biais d’une application web accessible par l’ordinateur personnel ou une tablette par exemple. A cela, on vient finalement ajouter un accès à la webcam et au micro des utilisateurs (l’élève et le professeur) afin de leur permettre d’échanger de la manière la plus naturelle possible, tout en collaborant en simultané sur leur document.
Dans un second temps, on pourrait envisager un second traitement des tracés afin de reconnaître des symboles mathématiques par exemple, qui saurait projetés sur le document directement.
L’architecture de ce système nécessite néanmoins d’être mieux précisée, notamment autour de la question de la transmission des données brutes entre le stylo et le lieu où ces données seront traitées ainsi que l’accès de l’application au données traitées pour ensuite les projeter sur le document, ou bien encore sur la manière dont ces données sont traitées. Cela sera effectué lors de notre premier sprint.
Un use case typique de notre solution :
Le professeur ouvre un document partagé à travers l’application web, puis invite l’élève à le rejoindre. Ils se donnent les consignes et commencent à échanger par caméras interposées. Le professeur, qui donne un cours de mathématiques sur les polynômes de degré 2, donne une équation à l’élève et lui demande de la résoudre. L’élève prend son CoocPen et commence à écrire ses premières équations, en les commentant. Son écriture est directement retranscrite sur le document précédemment ouvert et le professeur peut suivre le raisonnement de l’élève et voir sa manière d’attaquer le problème. Le professeur prend ensuite son CoocPen et écrit des lignes de correction accompagnés de rappel de cours, que l’élève suis aisément en même temps avec le document.



























