Méthodologie de l’étude terrain

Envoyé par le 14 Oct 2020

GROUPE : Vincent GUILLON – Raphael VOYER – Arthur PILETTE – Pierre DUGAST

I. Organisation générale du groupe

L’étude terrain est la partie cruciale du projet. C’est à partir des informations collectées lors de cette étude que l’ensemble du projet est construit. Il est donc nécessaire d’adopter une méthodologie rigoureuse afin de réaliser cette phase dans les meilleures conditions et garantir la réussite du projet. Nous avons ainsi décidé de scinder notre groupe de quatre en sous-groupe de deux membres :

  • Le premier sous-groupe est chargé des recherches inhérentes à l’état de l’art inhérentes
  • Le second sous-groupe est focalisé sur l’étude terrain

        1. Tâches nécessaires à la préparation de l’étude terrain 

Le second sous-groupe a donc plusieurs tâches à sa charge. Il doit d’abord établir les types de personnes appelés « personas » dont l’interview est pertinente dans la phase de collecte des informations.

Une fois les personas définies le sous-groupe doit rechercher des contacts correspondants à chacun des profils recherchés. Afin d’augmenter sensiblement les chances de détection de problèmes généralisés et éviter de se baser sur des problèmes personnels, il faudrait que le nombre total de personnes interviewés soit de 10.

Le second sous-groupe a aussi pour mission de s’occuper de la gestion des interviews. Par conséquent, les membres doivent contactés les personnes recherchées et planifier les entretiens dans le temps. La difficulté de cette tâche est que la prise de contact de l’ensemble des personnes à interroger se fait en même temps. Les dates d’entretien proposées aux contacts sont donc les mêmes et il est possible que les dates proposées par les contacts soient programmées au même moment créant ainsi des conflits d’organisation. Afin de limiter l’impact de ce problème le groupe doit avoir une méthodologie de gestion minutieuse impliquant :

  • Une planification des entretiens dans le temps irréprochable
  • Faire un suivi auprès des contacts en leur indiquant les éventuels changements de date

Le sous-groupe doit préparer en parallèle les questions à poser en prenant soin de les adapter aux personnes interviewées. En effet, des questions non-adaptées peuvent induire une réponse inadéquate ou l’impossibilité de répondre et ainsi installer une gêne lors de l’entretien et donc fausser les résultats obtenus suite à la collecte d’information.

Une fois les entretiens terminés il est nécessaire de réadapter les éléments de l’étude cités précédemment. Le planning doit être mis à jour régulièrement en renseignant les entretiens qui ont été réalisés et ceux à venir. Il est pour finir nécessaire de réadapter les questions posées précédemment en fonction des hypothèses faites suite à la collecte d’information et ainsi de creuser les sujets jugés porteurs.

        2. Organisation lors des entretiens

Afin que l’ensemble du groupe puisse monter en compétence dans la façon de guider un entretien nous avons décidé d’intégrer l’ensemble des membres du groupe aux entretiens. Ainsi les membres du groupe n’ayant pas préparé les questions pourront dans un premier temps observer l’entretien et ainsi comprendre la technique de conduite d’un entretien et l’intérêt de la formulation des questions posées. Après quelques entretiens les membres du premier sous-groupe pourront ainsi réaliser l’entretien afin de forger leur expérience dans ce domaine.

Afin de ne pas omettre d’informations à cause d’une mauvaise écoute où une mauvaise restitution de l’entretien, il est nécessaire d’adopter une méthodologie efficace. L’un des membres est chargé de poser les questions pendant que les autres retranscrivent les réponses. Afin que tout le monde puisse s’essayer à chacun des rôles, les rôles sont inversés toutes les trois questions. Avec un tel fonctionnement nous voulons aussi éviter qu’une seule personne pose les questions. Cela peut générer un sentiment de malaise chez la personne interviewés qui doit être à tout prix éviter car la personne peut se refermer et ne pas nous livrer l’ensemble des informations. Juste avant de terminer l’entretien, les membres reformulent ce qui a été indiqué afin de vérifier qu’il n’y a pas eu de mauvaise interprétation.

 

II. PERSONNES INTERVIEWEES

Comme indiqué précédemment, le second sous-groupe établit une liste de personne à interroger en fonction des types de personnes qui ont été définis. Le rôle de chacun de ces types de personne sera explicité dans cette partie et leur valeur ajoutée dans le cadre de l’étude terrain sera justifiée.

     1. Responsables handicap (associations + écoles)

Les responsables handicap sont les personnes chargées du suivi des personnes atteintes de handicap, ils sont donc au plus proche de leurs problèmes quotidiens. Ils peuvent être présent dans le milieu scolaire ou social afin de favoriser leur insertion. L’IMT comprend des responsables handicap, il sera donc beaucoup plus aisé de leur expliquer le motif de notre entretien et d’obtenir un entretien rapidement.

Les informations collectées lors d’un entretien avec un responsable au sein d’une école est plus axée sur une tranche d’âge jeune alors qu’un responsable au niveau social touchera une tranche d’âge plus vaste. Ainsi nous pourrons obtenir des informations sur un large panel de types de personnes mais aussi de focaliser nos questions si nécessaires sur une tranche d’âge plus jeune.

Les responsables handicap pourront aussi nous transmettre les contacts des personnes atteintes de handicap avec lesquelles elles sont en contact avec leur accord préalable.

   2. Famille ou proche des personnes atteintes d’un handicap de surdité

Nous avons aussi décidé d’ajouter à la liste les familles des personnes atteintes de surdité car elles ont connaissance de problèmes plus intimes qui n’ont pas été communiqués aux responsables. Ils participent quotidiennement à l’accompagnement de notre population cible et pourront donc nous indiquer avec beaucoup plus de précision les problèmes réguliers et/ou impactant.

En questionnant les frères/ sœurs et parents des personnes concernées nous obtiendront un large panel d’information concernant leur interaction sociale, les objets qu’ils utilisent quotidiennement etc.

  3. Personnes atteintes d’un handicap de surdité

Bien entendu nous allons aussi interviewer nos utilisateurs cibles car ce sont eux qui sont le plus à même de répondre à l’expression de leur besoin et des douleurs qu’ils rencontrent.

Ces contacts sont cependant difficiles à obtenir car ils ne peuvent nous être transmis que via les responsables handicap ou familles.

 

III. TECHNIQUES D’ENTRETIEN UTILISEES

   1. Entretien semi-directif

L’entretien semi-directif est un type d’entretien qualitatif très souvent utilisé dans les recherches en sciences humaines et sociales. Il permet d’orienter le discours des personnes interrogées autour de thèmes définis par les enquêteurs. Un tel type d’entretien permet d’éviter toute part de subjectivité de l’enquêteur dans le déroulement de l’entretien et ainsi de centrer son intérêt autour du point de vue de la personne interrogée.

Dans le contexte de notre projet nous avons formulé une hypothèse indiquant que les personnes atteintes de troubles auditifs rencontrent des problèmes d’interaction avec les moyens de communications à distance. Les questions ne seront volontairement pas orientées sur cette hypothèse afin que la personne interrogée nous indique les problèmes rencontrés de manière spontanée. Ainsi à la fin de l’entretien nous pourrons :

  • Vérifier que l’hypothèse initiale est valide et évaluer l’impact du problème rencontré mentionnée dans l’hypothèse sur la personne interrogée
  • Prendre connaissance d’autres problèmes liés au domaine

Pour ces raisons, l’entretien semi-directif semble être tout indiqué pour notre projet.

  2. Observation et immersion

La réalisation d’un entretien qualitatif implique aussi de prêter attention au comportement et à la gestuelle des individus étudiés. Il est intéressant de voir comment les gens s’expriment de manière non-verbale dans certaines situations et ainsi obtenir des informations complémentaires comme la douleur générée par le problème qu’elle mentionne oralement.

L’observation de la personne interrogée permet aussi de sonder les sentiments de la personne interviewée induits par les questions (gêne, joie, tristesse…) et d’adapter notre entretien en conséquence.

La technique de l’immersion dans laquelle les enquêteurs sont empathiques avec la personne interrogée peut aussi se révéler fructueuse et la mettant en confiance.

  3. Etablissement d’un climat de confiance

Un des enjeux majeurs de cet entretien est aussi d’établir un climat de confiance en adoptant une bonne posture afin d’éviter tout malaise. Pour ceci, il faut être totalement transparent sur notre identité et les finalités de cet entretien ainsi qu’indiquer qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaises réponses.

Comme expliqué précédemment nous allons aussi faire en sortir que tous les membres du groupe puissent poser des questions afin de ne pas donner la sensation à la personne interrogée que les autres personnes du groupe retranscrivent chacune de ses paroles.

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