MindPeace – État de l’art

Envoyé par le 12 Nov 2019

Auteurs:  GHANDI Sanaa- LAFEUILLADE Timothée- Ilona Mallein-Gerin

Plan:

  • Introduction
  • Définitions
  • Problématique
  • Solutions existantes
  • Conclusion
  • Sources

 

I–Introduction

L’apprentissage des enfants en situation de handicap est un sujet crucial pour notre société, qui devrait être capable d’aider ces enfants au nom de l’égalité, et de protéger les plus faibles, en leur permettant d’avoir facilement accès au savoir. Ce sujet était particulièrement important et intéressant pour nous, car il met en jeu la construction des générations futures. Le handicap de ces enfants est un problème pour eux, mais aussi pour les parents et les professeurs et ceci fait appel à des notions  psychologiques, sociales et éducatives que nous trouvions intéressantes. Nous étions donc particulièrement intéressés par cette problématique vu que nous savions de près quelques familles se trouvant dans ces situations. Par ailleurs le fait que quelques membres du groupe sont passionnés par la psychologie et les sciences cognitives nous a encouragé davantage à découvrir ce sujet et à essayer de faire de notre mieux en vue de pouvoir améliorer le quotidien de ces enfants ainsi que de leurs familles.

Nous allons pour ce faire dans un premiers temps définir le sujet et les éléments qui entrent en jeu, avant de cerner notre problématique et présenter les solutions existantes. Finalement nous allons énoncer nos hypothèses de travail et nos orientations de conception suite à ce travail de recherche.

 

II–Définitions 

 

1.L’attention et ses troubles

 

a-Les troubles d’attention

Les troubles d’attention sont définis comme des troubles neurodéveloppementaux qui répondent à un diagnostic médical et se caractérisent par l’expression de symptômes d’inattention, d’impulsivité et d’hyperactivité. Ils sont spécifiques à chaque enfant et peuvent varier dans leur intensité en fonction de son profil et de son environnement . [23]

Ces troubles touchent environ 5% des enfants d’âge scolaire et leurs origines sont diverses: facteurs génétiques, héréditaires et  environnementaux précoces[1]. Généralement diagnostiqués à l’étape de l’enfance, ces troubles continuent très souvent à se manifester à l’âge adulte.[24]

Le diagnostic s’effectue à l’aide d’un bilan neuropsychologique appelé TEA-Ch(Test d’évaluation d’Attention chez l’enfant) qui comporte plusieurs exercices chacun mesurant une forme d’attention particulière ou une combinaison de ces formes. [3]

Mais afin de bien comprendre ce qu’est un trouble d’attention il convient alors de définir l’attention ou plutôt les attentions.

 

b-Qu’est ce que l’attention ?

Selon le dictionnaire Larousse l’attention peut être défini comme la capacité de concentrer volontairement son esprit sur un objet déterminé.[26]  Et en psychologie l’attention est la mobilisation de la vigilance du sujet, se fixant sur un objet précis et reléguant à l’arrière-plan les autres éléments composant le champ psychologique [25]

Selon une étude menée par Cooley et Morris en 1990, l’attention contient trois composantes principales qui sont [2]:

  • L’attention sélective visuelle et auditive: la capacité de sélectionner, dans l’environnement, les informations cibles et d’ignorer les stimulations non pertinentes ou distractives
  • L’attention soutenue: la capacité de maintenir un niveau d’attention suffisant pendant une longue période de temps
  • L’attention divisée: la capacité de répartir son attention entre plusieurs tâches ou sources d’information. [3]

Ces troubles d’attention sont en particuliers présents chez les enfants autistes et trisomiques mais se manifestent souvent de façon différente selon chaque enfant et chaque spécificité. Nous allons donc essayer de comprendre les fonctionnements et les difficultés des enfants autistes et trisomiques afin de mieux s’approcher de leurs besoins ainsi que de cerner notre champ d’action et de recherche.

 

2.Les enfants autistes 

 

a-C’est quoi l’autisme?

L’autisme et les troubles envahissants du développement (TED) sont des troubles neurodéveloppementaux qui débutent durant les premières années de vie, caractérisés d’un point de vue clinique par :

 

  • Des altérations qualitatives des interactions sociales
  • Des altérations qualitatives de la communication
  • Un répertoire d’intérêts et d’activités restreint, stéréotypé et répétitif

Les études épidémiologiques récentes indiquent que les TED touchent environ 0.6% des personnes. [1]

 

b-Un autisme ou Des autismes? 

Nous avions choisi de visionner des vidéos et reportages pour s’approcher le plus possible du quotidien des parents et comprendre leurs difficultés ainsi que les spécificités de leurs enfants.[5] , [6] , [7]

Ceci nous a permis de comprendre qu’Il y’a autant d’autismes que d’enfants autistes, et qu’en effet malgré des traits de caractère et de comportement communs, l’éducation de chaque enfant autiste nécessite des aménagements spécifiques de la part des parents et du centre de l’éducation de l’enfant. Ceci dit, on pourrait tout de même classer l’autisme dans trois catégories majeures comme suit :

  • L’autisme modéré ou haut niveau: Dans ce cas là, l’enfant a un minimum d’interactions sociales avec son entourage. Il peut aussi participer à plusieurs activités et rester seul à la maison ce qui relève d’une certaine autonomie qui requiert généralement beaucoup de temps et un apprentissage spécifique avant d’être acquise. En revanche, la plupart des enfants dans ce cas là ont besoin tout de même d’être accompagnés dans leurs activités quotidienne en dehors de la maison et ceci est dû au fait qu’il rencontrent un problème de repérage dans l’espace ainsi qu’ils sont facilement agressés par les lumières( supermarchés, phares de voitures, panneaux publicitaires) et les bruits vu qu’ils ont souvent des sens plus développés.
  • L’autisme Asperger: Les Aspergers se distinguent par leur douance dans un domaine particulier dès leur plus jeune âge et ils peuvent faire preuves de certaines formes d’interaction sociale.
  • L’autisme sévère:  l’interaction sociale devient presque inexistante et rend ainsi l’éducation de l’enfant très difficile voire impossible dans certains cas.

 

c-L’autisme et les troubles d’attention? 

Vu que les autistes ont des sens surdéveloppés et ne disposent pas de la capacité à hiérarchiser les informations qu’ils reçoivent ils se trouvent souvent éparpillés devant toutes les distractions qu’ils rencontrent et perdent ainsi de vue leur objectif initial.

Par ailleurs les enfants autistes sont souvent victimes de crises de panique face à des situations imprévisibles ce qui inhibent leur prise d’initiative et les rendent incapables à focaliser leur attention sur une tâche particulière.

 

3.Les enfants trisomiques

 

a-La trisomie 

Chez un individu normal, qui ne souffre pas de trisomie, les chromosomes vont par paires. On compte 23 paires de chromosomes chez l’Homme, soit 46 chromosomes en tout. On parle de trisomie lorsqu’une des paires au moins ne possède pas deux, mais trois chromosomes. Cette anomalie chromosomique peut survenir lors de la répartition du patrimoine génétique des deux partenaires lors de la création des gamètes (ovocyte et spermatozoïde), puis lors de la fécondation. La trisomie peut concerner n’importe quelle paire de chromosome, la plus connue étant celle qui concerne la 21e paire de chromosomes. [28]

 

b-Les enfants trisomiques et les émotions

Une personne qui présente le syndrome de Down  ou la trisomie 21 manifeste de façon très explicite ses émotions (bonheur,tristesse, gratitude, hostilité, tendresse, etc.) et toute la gamme des comportements affectifs.[29]

 

c-Les enfants trisomiques et l’éducation

Puisque le développement des enfants trisomiques est plus lent, le fossé entre les autres enfants de leur âge et eux se creuse avec les années. Des spécialistes recommandent toutefois de les inscrire dans des établissements d’enseignement secondaire ordinaires, pourvu que les parents et les professeurs soient d’accord et qu’il y ait une possibilité d’assistance aux élèves en difficulté. [9]

Cependant, les enfants porteurs de trisomie 21 ont parfois du mal à apprendre aussi vite que les autres avec les méthodes traditionnelles, car pour les spécialistes de la psychologie du développement la caractéristique centrale de la trisomie 21 est l’effet qu’elle a sur la capacité d’apprentissage des personnes atteintes. [10]

 

d- Les enfants trisomiques et l’attention

Contrairement aux enfants autistes qui se perdent dans toutes les stimulations qu’ils peuvent percevoir, les trisomiques sont plutôt inhibés face à ce qui les entoure et ont besoin donc d’être stimulés périodiquement afin de les maintenir attentifs.

 

III–Problématiques soulevées 

Notre problématique principale était de pouvoir améliorer l’apprentissage des enfants autistes et trisomiques mais nous nous sommes rendus compte que ceci regorge plusieurs sous problématiques. Ceci est dû d’une part à l’hétérogénéité des profils autant dans le spectre autistique que dans la trisomie et d’une autre part de la diversités des attentions et des troubles qui y sont liés et finalement du fait que ces deux aspects vont très souvent de pair .

Nous avons donc établit les problématiques suivantes:

  • Comment rassurer un enfant autiste?
  • Comment capter son attention?
  • Comment l’aider en cas d’imprévu?
  • Comment rassurer un enfant trisomique et comment réussir à le stimuler?
  • Comment rendre notre objet communicant le plus personnalisable possible?
  • Comment adapter cet outil pour qu’il puisse servir aux deux catégories d’enfants voire un panel plus large pour tous les enfants souffrant de tda?

 

IV–Solutions existantes

 

1)Solutions humaines

 

a-Méthodes spécifiques mise en place par l’éducation nationale

Dans un but d’inclusion des personnes souffrant d’un handicap dans le système scolaire français, l’Education nationale a mis en place plusieurs dispositifs.

Ainsi, le dispositif ULIS (Unité Localisée pour l’Inclusion Scolaire) existe dans de nombreux établissements. Il est réservé aux élèves ayant des troubles, que ce soit au niveau des fonctions cognitives ou mentales, au niveau de la motricité ou autre, et qui ont des difficultés à suivre et à s’intégrer dans une classe traditionnelle. Les élèves sont encadrés par une équipe éducative adaptée et reçoivent un enseignement personnalisé.[11]

L’éducation nationale offre aussi la possibilité d’avoir un Auxiliaire de Vie Scolaire (AVS). Cette personne apporte une aide pour optimiser l’autonomie de l’enfant dans les apprentissages, de faciliter sa participation aux activités collectives et aux relations interindividuelles et d’assurer son installation dans des conditions optimales de sécurité et de confort.

Toutefois, ces solutions sont souvent pénibles administrativement pour les parents car pour y avoir accès il faut connaître et réaliser les démarches nécessaires. [12]

Toutes les écoles ne peuvent pas forcément se doter de tels dispositifs, c’est pourquoi l’Éducation nationale met à disposition des enseignants de nombreux conseils et guides pour la scolarisation des élèves en situation de handicap. Elle préconise ainsi certains comportements à adopter pour les professeurs ayant de tels élèves. Ils sont ainsi incités à se renseigner auprès des parents des habitudes de l’enfant, une vraie coopération doit s’installer entre les parents et l’enseignant. Cela permet une personnalisation de l’aide apportée. L’enseignant doit ensuite s’assurer d’inclure l’élève dans la vie de la classe tant au niveau scolaire (en répétant, reformulant les consignes ou les bilans) qu’au niveau social (en explicitant les règles de vie, les codes sociaux). L’enseignant doit adapter sa manière de communiquer. Il est aussi conseillé de valoriser régulièrement les accomplissements de l’enfant, pour lui donner confiance en lui. Enfin, l’enseignant peut donner un temps d’appropriation individuelle à l’enfant en cas d’activité ou de jeux.

Nous avons identifié dans ces recommandations certains aspects qui nous ont paru important pour l’optimisation de l’apprentissage d’un enfant atteint de troubles cognitifs. Ces caractéristiques devraient transparaître d’une certaine manière dans notre solution technique. Il s’agit de permettre un accompagnement personnalisable à chaque enfant, leur apporter un sentiment de sécurité et de confiance en soi, le tout effectué d’une manière adaptée à leurs méthodes de compréhension. [13]

Malgré les dispositifs mis en place par l’éducation nationale, suivre un parcours dans une école classique reste très difficile pour ces enfants. C’est pourquoi il existe plusieurs méthodes et approches qui offrent des solutions d’apprentissages autre que l’école.

Il y a par exemple la méthode TEACCH (Treatment and education of autistic and related communication handicapped children). Cette méthode vise à développer l’autonomie d’une personne autiste. Le principe est de réunir une équipe éducative composée d’experts, de psychologues mais aussi des parents travaillant en étroite collaboration. Cette méthode consiste à créer un environnement autour de l’enfant et à le structurer et l’adapter progressivement. Elle apprend à l’enfant à réaliser des tâches de la vie quotidienne par la répétition. Des supports visuels sont utilisés pour rendre les activités et leur ordre de déroulement compréhensibles.[14]

Selon le docteur en psychologie Vinca Rivière, la méthode TEACCH est très efficace au cours des trois premières années. Toutefois, après ce laps de temps, le développement à tendance à stagner. De plus, cette méthode, qui met l’accent sur le gain d’autonomie, ne permet pas le développement du langage et à tendance à isoler plus qu’à intégrer l’enfant.[15]

Il existe aussi la méthode PECS (Picture Exchange Communication System). Cette approche, développée d’abord spécialement pour les autistes, concerne des personnes ayant différents types de troubles, cognitifs, physiques et de communication. Il s’agit d’un protocole d’enseignement permettant la communication fonctionnelle, à savoir la communication à partir d’images. Il est composé de six phases. L’enfant apprend d’abord comment communiquer, en échangeant une image contre un objet ou une activité. Ensuite il apprend à choisir entre plusieurs images. Enfin, il apprend progressivement à former des phrases simples à l’aide de suites d’images, et à répondre à des questions.

L’avantage de cette méthode est qu’elle ne nécessite pas une équipe de spécialistes. Elle peut être mise en pratique par les parents une fois que ceux-ci s’y sont formés.[16] [17]

Ces méthodes d’apprentissage sont globalement efficaces, mais coûteuses en moyens humains et matériels. Appliquer les principes de ces méthodes à des solutions techniques permettrait d’éviter l’abondance de spécialistes sollicités ainsi que le grand nombre de supports parfois nécessaires. Nous comptons ainsi reprendre certains de ces concepts pour les adapter à notre objet communicant.

 

b-Dans le cas d’un centre classique sans aménagements particuliers, parents ou enseignants les bons gestes à adopter face à un enfant souffrant de TDA:

Dans le cas de centres ne disposant pas d’aménagement particulier ou pour le cas des enfants scolarisés à la maison des gestes simples adoptés par l’enseignant ou le parent peuvent attribuer grandement à l’amélioration de l’attention de cet enfant on pourrait citer par exemple [8] :

-Privilégier les matins

-Permettre à l’enfant de faire des pauses

-Canaliser son énergie excessive en lui donnant des tâches à faire

-Encourager l’enfant continuellement afin d’améliorer son estime de soi et l’accompagner dans ses comportement d’évitement et de procrastination en lui demandant à chaque fois des progrès simples à effectuer

-Enlever toutes les distractions( photos, schémas etc) et le mettre près d’enfants sérieux en classe

-Avoir des instructions claires et aider l’enfant dans son organisation voire implémenter des routines d’apprentissage

-Matérialiser le temps qui passe par un sablier par exemple

-Impliquer l’enfant de manière  active et prévenir des changement quelques minutes avant  car ces enfants ne disposent pas d’une grande flexibilité cognitive

-Donner un temps supplémentaire dans les tâches

-Ne pas donner de doubles tâches

-Scinder les consignes et les exercices dans un examen

 

c-Rééducation de l’attention et de l’inhibition

La rééducation de l’attention sélective visuelle comporte des repérages de cibles visuelles dans le cadre de jeux de barrages (par exemple, barrer les « e » dans un texte), des recherches de cibles dans des environnements visuels très complexes (livres « où est charly ? », par exemple) et des repérages de différences entre deux dessins.

La rééducation de l’attention sélective auditive comporte des repérages de cibles auditives (un mot dans un texte lu, un son dans une liste de mots entendus, etc.).

La rééducation de l’attention divisée consiste à proposer à l’enfant des jeux dans lesquels il doit à la fois repérer, simultanément, des cibles visuelles et des cibles auditives.

Et enfin, la rééducation de l’inhibition utilise des exercices dans lesquels l’enfant doit inhiber des automatismes verbaux ou moteurs. Dans le premier cas, il s’agit, par exemple, de jeux comme le « ni oui ni non » (dans lequel l’enfant doit répondre à des questions sans utiliser les mots « oui » et « non ») ou d’exercices où l’enfant doit lire le plus vite possible une séquence de « o » et de « a » qui sont, le plus souvent, mais pas toujours, disposés en alternance (aoaoaoaoaooaoaoaoaao…). Dans le second, il s’agit de jeux comme celui du « Jacques a dit » (le meneur de jeu donne des ordres au joueur, celui-ci doit obtempérer le plus vite possible mais seulement si ces demandes sont précédées de « Jacques a dit ») ou encore d’exercices où il faut barrer, très vite, toutes les lettres d’un texte sauf le « o ».[3]

Cette approche menée à l’Université catholique de Louvain [3] a démontré une nette amélioration des différentes formes d’attention ainsi que d’inhibition suite à cette rééducation qui consistait en des séances hebdomadaires de 45 min pendant 20 semaines.

 

2)Solutions techniques

 

Les nouvelles technologies permettent un nouveau regard sur les moyens d’optimiser l’éducation d’un enfant en situation de handicap. Plusieurs solutions techniques reprenant les principes des méthodes d’apprentissage traditionnelles existent déjà.

a-L’application PictoTask

C’est un dispositif pour les personnes présentant des troubles cognitifs. Ce dispositif met en relation une application et une montre connectée, et est paramétrable via tout appareil possédant une connexion internet. On peut ainsi y enregistrer un planning, une liste de tâches, des photos, des enregistrements vocaux, et bien d’autres. Cela permet principalement à l’utilisateur d’apprendre une routine et d’accéder à une certaine autonomie. Cela sert aussi d’alerte en cas de problème, ou de dispositif de géolocalisation si l’utilisateur se perd.

Cette application possède plusieurs avantages : elle est très complète avec beaucoup de paramétrages possibles, permettant une vraie personnalisation de l’application à chaque personne. Elle est aussi relativement ergonomique et facile d’utilisation.

Toutefois, elle présente aussi quelques défauts : son coût, ainsi que le temps, parfois journalier, qui est demandé au responsable pour paramétrer l’application. [18] [19]

L’objet que nous devrons concevoir pour notre projet sera plus simple et présentera moins de paramétrages possibles afin de ne pas retomber dans les mêmes points négatifs que PictoTask.

 

b-Les applications de CAA:

Concernant les problèmes de communication que peuvent rencontrer les enfants autistes et trisomiques, il existe plusieurs applications mettent en œuvre le CAA (Communication Améliorée Alternative). Il s’agit d’un ensemble de systèmes, d’outils et de stratégies pour aider à la communication pour les personnes ayant des difficultés au langage ou à l’interaction sociale. Le CAA peut être non assisté, c’est-à-dire qu’il ne nécessite pas d’outils physiques (par ex langage des signes) ou au contraire assisté à l’aide d’outils ou de matériel. [20]

-Proloquo2Go : Une application conçue pour les personnes qui ne peuvent pas faire usage de la parole, telles que les personnes atteintes d’autisme, du syndrome de Down, de paralysie cérébrale… Sur cette application, chaque mot est représenté par un symbole ou un pictogramme. Lorsque l’utilisateur sélectionne un mot, une voix pré-enregistrée le prononce. Cette application est adaptée à tout niveau d’utilisateurs ayant des problèmes de communication plus ou moins grand, et permet un apprentissage progressif allant de mots de vocabulaire limité à des phrases complètes avec du vocabulaire recherché.

-Proloquo4Text :Une  application développée par la même société, visant le même public. C’est une application de synthèse vocale. L’utilisateur tape le texte qu’il veut exprimer puis active une voix de synthèse. L’application lui propose en anticipation des propositions de suite de phrase, pour permettre de gagner du temps dans cette communication qui peut parfois être lente et fastidieuse. Ces propositions sont créées à partir des habitudes de langage de l’utilisateur. [21]

CommunicoTool: Cette application se sert d’échange d’images comme mode de communication et permet aux enfants ayant des troubles du langage de s’exprimer plus facilement. Elle possède par exemple un mode permettant d’évaluer la douleur, un mode pour exprimer son humeur ou son ressenti et un mode permet de faire des phrases courtes avec des pictogrammes représentant chaque mot. Il y a aussi un planning qui permet de planifier le quotidien de l’enfant en séquençant les tâches à effectuer et avec la possibilité de programmer un timer pour allouer un temps à ces tâches.

Ce qui est intéressant avec cette application est son adaptabilité à l’utilisateur, et la facilité de programmation par celui-ci ou par ses proches. [22]

 

c-L’application Watchelp: 

Wacthelp est une application qui aident les enfants à gagner en autonomie et à se repérer dans le temps développée par une mère d’un enfants autiste. Elle permet d’afficher les étapes des tâches quotidiennes à effectuer sur une montre connectée et demande aux enfants de répondre si la tâche a été accompli ou pas ce qui tient les parents au courant des activités de leurs enfants. Cette application convient aussi aux personnes déficients mentalement ou souffrant d’Alzheimer.[31]

 

d-L’applications Tsara:

L’application est à destination des personnes côtoyant un enfant autiste (parents, enseignants, aidants …) qui permet lors du jeu d’accompagner un jeune autiste et interagir avec lui dans diverses situations, ainsi selon les réactions que le joueur a choisi il obtient des recommandations et consignes à suivre dans de telles situations validées par des experts lui permettant d’améliorer ses attitudes face à des enfants autistes dans la vie réelle.[30]

V–Conclusion

Suite à nos recherche nous avons bien compris que chaque enfant est unique vis à vis de sa perception du monde et dans ses réactions aux différents stimulus extérieurs sauf que cette particularité est d’autant plus grande quand ces enfants ont un mode de fonctionnement différent du nôtre. Ceci dit, il revient à nous d’essayer de s’adapter à leurs besoins afin qu’ils puissent s’épanouir. 

En effet, pour les enfants autistes, une structuration spatio-temporelle de leurs diverses activités ainsi qu’une source de stimulus légère leur permet de réduire leur anxiété et de canaliser leur attention afin d’être plus présent. Pour les enfants trisomiques, ils faut plus cibler leur côté affectif vivant et essayer de les stimuler en vue de les ressortir de leur inhibition. 

Ainsi notre objet connecté devra être très personnalisable afin qu’on puisse garantir une large utilisation de ce dernier et de permettre à chaque parent de s’adapter aux besoins de son enfant.

Ainsi lors de nos recherches terrain nous aurions comme objectifs de clarifier les points suivants:

  • La difficultés de concentration chez ces enfants
  • La fréquence des crises de panique
  • Les solutions que les parents ont déjà essayé 
  • Les difficultés rencontrés au quotidien

 

VI–Sources

[1]:Trouble déficit de l’attention/hyperactivité (TDAH): quels liens avec l’attachement? N. Franca,∗, M. Maurya, D. Purper-Ouakil https://patrickrouge.fr/wp-content/uploads/2018/08/Trouble_deficit_de_lattentionhyperactivite_TDAH_q.pdf ,consulté le 15/10/2019

[2] : Attention in children: A neuropsychologically based model for assessment

Eileen L. Cooley & Robin D. Morris

https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/87565649009540465, consulté le 03/11/2019

[3]:Rééducation neuropsychologique des troubles de l’attention et de l’inhibition chez l’enfant ,M.-P. NOËL, L. BASTIN , J. SCHNEIDER et D. POTTELLE https://dial.uclouvain.be/pr/boreal/object/boreal%3A76379/datastream/PDF_01/view, consulté le 15/10/2019

[4]:Modèles neuropsychologiques dans l’autisme et les troubles envahissants du développement, Giovanni Valeri et Mario Speranza https://www.cairn.info/revue-developpements-2009-1-page-34.htm, consulté le 15/10/2019

[5]:Autisme : il dévoile son univers ! – Ça se discute

https://www.youtube.com/watch?v=lsjanZ9ky4c, consulté le 15/10/2019

[6]: Comment éduquer un enfant autiste ? – Ça se discute

https://www.youtube.com/watch?v=JjkJV9a2c3o, consulté le 15/10/2019

[7]:Autisme : le quotidien d’une mère – Ça se discute

https://www.youtube.com/watch?v=YI8kmTzVQ0A, consulté le 15/10/2019

[8]: Remédiation cognitive des troubles attentionnels : des aspects théoriques aux applications cliniques, Anne-Marie TONINATO

https://www.tdah-france.fr/Remediation-cognitive-des-troubles.html?lang=fr ,consulté le 15/10/2019

[9]: L’éducation d’un enfant trisomique : Les difficultés, les joies, Inconnu

https://wol.jw.org/fr/wol/d/r30/lp-f/102011207#h=37, consulté le 15/10/2019

[10]:Le développement cognitif chez les jeunes enfants atteints de trisomie 21 : forces et faiblesses, Jennifer G. Wishart. Burnaby, BC : Down Syndrome Resource Foundation

https://www.dsrf.org/information/other-languages/le-d%C3%A9veloppement-cognitif-chez-les-jeunes-enfants-atteints-de-trisomie-21—forces-et-faiblesses, consulté le 15/10/2019

[11]:Les unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS), des dispositifs pour la scolarisation des élèves en situation de handicap dans le premier et le second degrés, Ministère de l’Education Nationale

https://eduscol.education.fr/cid53163/les-unites-localisees-pour-l-inclusion-scolaire-ulis.html, consulté le 15/10/2019

[12]:Demander une AVS pour un enfant avec autisme ou autre TED,  Danièle Langloys

http://www.autisme-france.fr/offres/file_inline_src/577/577_P_21057_6.pdf, consulté le 15/10/2019

[13]:Gestes professionnels adaptés pour scolariser un élève en situation de handicap, Ministère de l’Education Nationale

https://eduscol.education.fr/cid96837/gestes-professionnels-adaptes-pour-scolariser-un-eleve-en-situation-de-handicap.html, consulté le 15/10/2019

[14]: La méthode TEACCH, autisme.qc.ca

https://www.autisme.qc.ca/tsa/methodes-educatives-interventions/la-methode-teacch.html, consulté le 15/10/2019

[15]: Autisme : zoom sur la méthode Teacch, parents.fr

https://www.parents.fr/bebe/sante/autisme/autisme-zoom-sur-la-methode-teacch-77830, consulté le 15/10/2019

[16]: QU’EST-CE QUE LE PECS®?, PECS-france

https://pecs-france.fr/picture-exchange-communication-system-pecs/, consulté le 15/10/2019

[17]:Mieux connaître le PECS, Enfant-Différent

http://www.enfant-different.org/communiquer-avec-son-enfant/pecs, consulté le 15/10/2019

[18]:PictoTask, une solution pour l’autonomie, PictoTask

https://www.pictotask.com/products/pictotask/pictotask, consulté le 15/10/2019

[19]:Guide d’utilisation de l’application, PictoTask

https://www.pictotask.com/application/files/6315/5145/4137/Guide_dutilisation_de_lapplication.pdf, consulté le 15/10/2019

[20]:Une CAA réussie pour tous, AssistiveWare https://www.assistiveware.com/fr/apprendre-caa, consulté le 15/10/2019

[21]:Des produits intuitifs et centrés sur l’utilisateur, AssistiveWare

https://www.assistiveware.com/fr/produits, consulté le 15/10/2019

[22]:Observatoire des ressources numériques adaptées, INS HEA

http://www.inshea.fr/sites/default/files/fichier-orna/EG_Orna_Communicotool.pdf#overlay-context=fr/users/jramatchandran, consulté le 15/10/2019

[23] https://www.tdahecole.fr/?lang=fr , consulté le 11/11/2019

[24] http://www.douglas.qc.ca/info/trouble-deficit-attention, consulté le 11/11/2019

[25]https://www.cairn.info/les-troubles-de-l-attention-chez-l-enfant–9782100705924-page-7.htm , consulté le 11/11/2019

[26] https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/attention/6247 , consulté le 11/11/2019

[27]https://www.parents.fr/enfant/sante/maladies-rares-chez-l-enfant/trisomie-tout-savoir-sur-cette-maladie-genetique-334144 , consulté le 11/11/2019

[28]https://www.parents.fr/enfant/sante/maladies-rares-chez-l-enfant/trisomie-tout-savoir-sur-cette-maladie-genetique-334144 , consulté le 11/11/2019

[29]https://www.t21.ch/conseils-et-ressources/mythes-et-realites/ , consulté le 11/11/2019

[30]http://www.tsara-autisme.com/, consulté le 11/11/2019

[31] https://watchelp-app.com/, consulté le 11/11/2019

 

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